Rédemptions

P R I M E U R
Sortie
Mercredi 29 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un double meurtre à Montréal a des conséquences lointaines inattendues.

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Luc Chaput

★★★ ½

 

Pendant une tempête de neige, un automobiliste et son fils adolescent offrent d’aider deux hommes à dégager leur auto prise dans un banc de neige. Le plus vieux refuse l’assistance.

 

Le prix du sang

 

Marcel est un tireur à gages retiré des affaires mais ses automatismes reprennent quand un ami lui ordonne presque de l’aider à régler un problème urgent. Le scénario du cinéaste se déroule donc en 24 heures. Apparaissent à l’écran à plusieurs reprises des infos précises jouant sur le décalage de six heures entre Montréal et Paris et le montage de Jean-François Bergeron orchestre de nombreux flash-back. La première séquence en noir et blanc et dans un cadre carré s’intéresse tout d’abord à un homme et une femme assis à deux tables différentes dans un restaurant de quartier.

Le récit construit comme une tragédie chorale nous amène vers le point d’impact des balles tirées par Marcel et le silence de sidération qui s’en suit. À Paris, le ton est plus léger dans ce monde de la réalisation en studio d’une séquence similaire pour ce qui semble un téléfilm.

Cela permet au cinéaste de varier les points de vue sur ce mode de travail, ses hiérarchies et les relations qui s’y créent au moins pour un instant. D’autres personnes, impliquées dans les effets des actes violents sur des proches, s’inscrivent dans les fils de l’écheveau de ce long métrage.

Que s’est-il vraiment passé entre hier et aujourd’hui ?

Luc Picard incarne avec une adresse naturelle ce Marcel qui pourrait être un collègue du Gérard Gallant de son précédent Confessions. Le lien sémantique entre les deux titres en est un autre indice. Kelly Depeault et Henri Picard forment un couple moderne crédible.

S’inscrivant bien après Rafales d’André Melançon dans ces films québécois de suspense hivernal, cette œuvre de Luc Picard, bien loin de glorifier les actes violents trop présents dans notre monde, en rappelle directement les conséquences immédiates et souligne les manifestations d’entraide qui pourraient en sortir.

Gérard Lanvin apporte un côté flamboyant nécessaire à cet acteur qui en a vu d’autres et est capable de s’occuper de son pré carré. Les autres éléments de la troupe souvent dans de courts rôles renforcent le réalisme de l’ensemble. La cinématographie de François Dutil participe solidement à mettre en valeur les différences et similitudes de ces deux métropoles.

S’inscrivant bien après Rafales d’André Melançon dans ces films québécois de suspense hivernal, cette œuvre de Luc Picard, bien loin de glorifier les actes violents trop présents dans notre monde, en rappelle directement les conséquences immédiates et souligne les manifestations d’entraide qui pourraient en sortir.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Luc Picard

Scénario : Luc Picard. Direction photo : François Dutil. Montage : Jean-François Bergeron. Musique : Alex Nevsky.

Genre(s)
Suspense psychologique
Origine(s)
Canada [Québec]
France / Belgique
Année : 2025 – Durée : 1 h 35 min
Langue(s)
V.o. : français; s.-t.a.
Redemptions

Distribution
Entract Films

Les Films Opale
Contact info.
[ Christal Films Productions ]

Luc Picard
Crédit : @ Andréanne Gauthier

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]