The Devil Wears Prada 2
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026
Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★
Le premier volet prend l’affiche en 2006, il y a donc 20 ans, avec le succès retentissant que l’on connaît. Que peut-on constater après avoir vu ce second chapitre ?
Le magazine de mode Runway a survécu malgré les crises économiques engendrées par les conflits mondiaux et n’ayant pas épargné les États-Unis. Dans le cas qui nous préoccupe, le papier journal a traversé et continue son insoutenable migration vers l’emprise technologique en raison des nouveaux enjeux et des réseaux sociaux qui ont littéralement envahi la planète.
La mode
dans
tous ses états
Côté-cinéma, quoi de mieux que de compter sur le genre comédie pour raconter ce récit sur des gens riches et célèbres pas prêts à se faire dilapider par les bouleversements que traverse le monde.
Côté personnel, le personnage de Miranda Priestly (Meryl Streep, qui a décidé de rester la même, toujours ensorcelante, comme si le temps s’était arrêté), Andy Sachs (de plus en plus en vogue Anne Hathaway) a changé de poste, mais fait face à des problèmes qu’on évitera de vous raconter ; Irv Ravitz (Tibor Feldman) a décidé d’avoir une seconde crise cardiaque et de ne pas, cette fois-ci, y échapper, laissant son cupide fils, Jay Ravitz (convaincant B.J. Novak) traitant des affaires de son père dans ses méandres les plus hasardeux, tant que ça rapporte !

Maintenant, d’égal à égal. Ou est-ce bien le cas ?
Le temps des consolidations, des entreprises qui ferment, d’une économie qui change de visage. Frankel n’avais d’autre choix que d’en parler dans ce deuxième volet et prudemment, sans choquer les spectateurs.
Si la première partie, un peu trop longue, finit par nous ennuyer, la seconde, par contre, multiplie des thèmes auxquels nous sommes déjà habitués, mais en cela qu’ils sont le produit d’un scénario bien écrit, valorisant la progression des évènements avec une certain cohésion.
Et plus que tout, poussant les personnages à finalement changer, à épouser des comportements plus humanistes, de préférence à continuer de chérir cet univers, ici celui du pouvoir de la mode, rempli de gens superficiels qui n’ont rien à voir avec la réalité du monde.
Si la première partie, un peu trop longue, finit par nous ennuyer, la seconde, par contre, multiplie des thèmes auxquels nous sommes déjà habitués, mais en cela qu’ils sont le produit d’un scénario bien écrit, valorisant la progression des évènements avec une certain cohésion.
Est-ce assez pour faire un film suffisamment au-dessus de sa première partie ? Non, mais avec assez de verve, de situations senties, et ce côté adolescent et naïf que certains cinéastes chez nos voisins du Sud n’ont pas l’intention d’abandonner.
À moins qu’ils se fassent emporter par des générations montantes qui ont très bien compris que l’Intelligence artificielle est un phénomène inévitable impossible à déloger et que pour éviter des dérapages difficilement contournables, il va falloir d’assez de patience et surtout d’inventivité.
Et pourquoi rater la présence de Lady Gaga, interprétant Shape of a Woman, en même temps que le défilé de mode a lieu à Milan. Imbattable et gratifiant.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
David Frankel
Scénario : Aline Brosh McKenna; d’après des personnages créés par Lauren Weisberger. Image : Florian Ballhaus. Montage : Andrew Marcus. Musique : Theodore Shapiro.
Genre(s)
Comédie
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 1 h 59 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Le diable s’habille en Prada 2

David Frankel
Dist.
Walt Disney Studios Canada
Contact/Prod.
[ 20th Century Studios ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Si la première partie, un peu trop longue, finit par nous ennuyer, la seconde, par contre, multiplie des thèmes auxquels nous sommes déjà habitués, mais en cela qu’ils sont le produit d’un scénario bien écrit, valorisant la progression des évènements avec une certain cohésion.