The Wizard of the Kremlin
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 15 mai 2026
Un intellectuel participe à la modification de la structure du pouvoir en Russie.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★ ½
Dans un théâtre universitaire, un étudiant met les dernières touches à une adaptation du roman dystopique Nous (Мы) d’Evgueni Zamiatine. Le succès subséquent rend également célèbre sa petite amie Ksenia. Le scénario du cinéaste et de son collaborateur russophile l’écrivain Emmanuel Carrère reprend la structure narrative du roman éponyme de Giulano Da Empoli. Le cv du protagoniste Baranov est en partie inspiré de la vie du conseiller Vladislav Sourkov, fondateur du parti Russie unie.
Les coulisses
du pouvoir
Un long échange entre Baranov et un universitaire américain qu’il a invité dans sa grande propriété encadre le rappel historique de la fin de l’URSS, la montée des oligarques jusqu’à des événements beaucoup plus récents. La cinématographie de Yorick Le Saux ressemble à certains moments aux épisodes glanés dans des archives et le montage de Marion Monnier rapproche ainsi les séquences fictionnelles des films d’actualité dans lesquels des effets spéciaux numériques intègrent de nouveaux éléments.

Au début. un rapport complice basé sur la totale confiance.
Vadim Baranov, interprété avec une quasi-maestria par Paul Dano, devient un producteur à la télé d’émissions populaires et même populistes de télé-réalité où les candidats sont choisis selon certains types de profils. Le propriétaire de la chaîne veut transposer dans le domaine de la realpolitik cette idée et contacte le directeur du FSB qui est un ancien du KGB. Jude Law réussit, par mimétisme et en se concentrant spécialement sur son débit de voix, sa posture et son regard, à incarner la dureté de Vladimir Poutine. Il montre comment la fonction et la personnalité s’interpénètrent pour nous amener à cette nouvelle verticalité du pouvoir.
Contrairement à Carlos, son chef d’œuvre historique dans laquelle la traque permettait un suspense certain, ce long métrage d’Assayas ne servira que d’alerte à ceux qui ne se sont pas encore aperçus que la stratégie politique se travaille sur le long terme et que la guerre peut prendre d’autres méthodes de contrôle plus subtiles.
Les épisodes se succèdent ensuite dans un jeu de pistes où le spectateur est invité à remarquer que nous sommes bien à New York ou à Sotchi. Les interrogations plus soutenues de Ksenia, à laquelle Alicia Vikander réussit à donner une certaine profondeur à cette Barbie désabusée, trouvent un répondant chez son amoureux habituel qui a ouvert cette boîte de Pandore qu’il ne peut assurément plus refermer.
Contrairement à Carlos, son chef d’œuvre historique dans laquelle la traque permettait un suspense certain, ce long métrage d’Assayas ne servira que d’alerte à ceux qui ne se sont pas encore aperçus que la stratégie politique se travaille sur le long terme et que la guerre peut prendre d’autres méthodes de contrôle plus subtiles.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Olivier Assayas
Scénario : Olivier Assayas, Emmanuel Carrère; d’après le roman de Giuliano De Empoli, Le mage du Kremlin. Direction photo : Yorick Le Saux. Montage : Marion Monnier. Musique : Thurston Moore.
Genre(s)
Drame politique
Origine(s)
États-Unis / France
Année : 2026 – Durée : 2 h 16 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Le mage du Kremlin

Olivier Assayas
Dist.
h264
Contact/Prod.
[ Game Theory Films ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Contrairement à Carlos, son chef d’œuvre historique dans laquelle la traque permettait un suspense certain, ce long métrage d’Assayas ne servira que d’alerte à ceux qui ne se sont pas encore aperçus que la stratégie politique se travaille sur le long terme et que la guerre peut prendre d’autres méthodes de contrôle plus subtiles.