The 355

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Lundi 07 février 2022

SUCCINCTEMENT.
Le fils d’un gangster colombien construit un puissant appareil électronique capable de contrôler à distance plusieurs logiciels. Pour contrecarrer ses plans, une employée de la CIA réunit autour d’elle des agentes d’élite des services secrets de quatre pays.

CRITIQUE.

★★★

texte
Élie Castiel

Le film d’espionnage se faufile au féminin avec une aisance attestée par les multiples péripéties qui frôlent autant le thriller que la comédie. Elles ont des tâches qui se conjuguent à la première personne du singulier, autrefois reléguées à la gente masculine : agente secrète de la CIA, experte en cybercriminalité et autres succédanés.

   Des mercenaires s’emparent d’une arme informatique pouvant faire éclater, à distance, des avions en plein vol. C’est la panique dans le monde de la « haute sécurité ».

   Pour les combattre, des femmes aux tactiques invisibles : la séduction, le combat physique paritaire (il n’y a pas que les hommes qui savent se défendre désormais). Les James Bond et les Jason Bourne de ce monde ont, le temps que dure la projection, des concurrentes aussi légitimes que fidèles à leur féminité, ici une arme de défense aussi impitoyable que radicale.

   Et lorsque ces amazones du nouveau siècle s’infiltrent dans la peau de Jessica Chastain, Diane Kruger, Penélope Cruz et Lupita Amondi Nyong’o, les paris ne sont pas trop risqués, la mise en danger sévèrement redoutable, les résultats probants, ou presque.

Les chats et

les souris

Conserver malgré tout sa féminité.

   Et pour les comédiennes, un registre électrisant qui les situe dans divers genres : du film  « confidentiel » à la production « spectacle ». Chacune semble se donner à cœur joie dans ce film de genre qui se prend au sérieux tout en s’abandonnant aux plaisirs de la caricature positive, sans malice, sans moquerie, multipliant les recettes narratives avec un brio de tous les instants.

   Le signataire du mitigé Marvel X-Men: Dark Phoenix / X-Men : Phénix noir (2019), homme plus apte à la production qu’à la réalisation, essaie encore une fois non seulement de se faire plaisir, mais se sent obligé de multiplier les lieux de tournage, dont un Maroc représenté par Marrakech, haut lieu touristique et encore copieusement francisé (comme d’ailleurs le reste du Royaume Chérifien urbanisé).

Et les hommes? Presque tous dans une totale confusion lorsque leur attirail masculinisant recule face à des lutteuses qui ne font rien pour occulter leurs atouts.

   D’un pays à l’autre, d’une aventure rocambolesque à des situations invraisemblables, d’une extraordinaire apologie de la femme féminine souveraine de ses moments de virilité, seulement quand il le faut, The 355 opte finalement pour un film d’évasion, une aventure somme toute divertissante et plus que tout, la présence magnifique de comédiennes déterminées.

Et les hommes? Presque tous dans une totale confusion lorsque leur attirail masculinisant recule face à des lutteuses qui ne font rien pour occulter leurs atouts. Un combat des chats et des souris où les plus fortes sortent vainqueurs. Quelles que soient les raisons.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Simon Kinberg

Scénario
Simon Kinberg

Theresa Rebeck
D’après sa propre nouvelle

Direction photo
Tim Maurice-Jones

Montage
Jon Gilbert

Lee Smith

Musique
Junkie XL

Genre(s)
Aventures
Espionnage

Origine(s)
États-Unis
Chine

Année : 2020 – Durée : 2 h 02 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

Les 355

Dist. [ Contact ] @
Les Films Séville

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

En salle(s) @
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

The King’s Daughter

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Lundi 07 février 2022

SUCCINCTEMENT.
Le Roi Louis XIV cherche à devenir immortel. Pour cela, il va voler la force de vie d’une sirène, mais ce projet va être compromis par l’apparition de sa fille illégitime.

SANS
COMMENTAIRES.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sean McNamara

Genre(s)
Aventures

Origine(s)
Australie

Année : 2021 – Durée : 1 h 30 min

Langue(s)
V.o. : anglais

The King’s Daughter

Dist. [ Contact ] @
Cineplex Pictures

Classement
Visa Général

En salle(s) @
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

The King’s Man

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Lundi 07 février 2022

SUCCINCTEMENT.
Au début du XXe siècle, un aristocrate britannique s’implique dans la lutte contre une organisation belliciste occulte.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Luc Chaput

Secrets

rocambolesques

Durant la Première Guerre mondiale, Conrad, l’enfant unique du duc d’Oxford, contre l’avis de son père, s’enrôle comme simple soldat dans l’armée britannique.

   Le réalisateur Matthew Vaughn avait réussi à adapter en 2014 la bande dessinée éponyme de Mark Millar et Dave Gibbons dans un long métrage Kingsman: The Secret Service qui offrait des variations intéressantes sur les services secrets depuis l’arrivée du phénomène James Bond. Le deuxième opus The Golden Circle, en introduisant un pendant américain à cette organisation, avait connu beaucoup moins de succès car il contrôlait difficilement ses aspects extravagants.

   Le titre de cet opus sépare les deux termes, reflet de l’amitié entre le duc d’Oxford et le roi George V auquel Tom Hollander donne une bonhomie guindée. Une tragédie familiale plombe les relations entre le duc Orlando et son fils. En Orlando, Ralph Fiennes allie une prestance naturelle avec de bonnes qualités physiques dans les nombreuses scènes d’actions auxquelles il participe avec entrain, aidé de ses deux serviteurs et amis Polly et Shola joués avec assurance par Gemma Arterton et Djimon Hounsou.

Une confiance qui se traduit par l’offrande calculée d’une arme.

   Vaughn et son coscénariste Karl Gajdusek se réapproprient certains moments importants des premières vingt années du XXe siècle pour y insérer l’histoire de la création de ce bureau privé de renseignements et d’actions surnommé Kingsman en fabulant sur l’implication d’une organisation belliciste secrète pour expliquer le tour encore plus catastrophique qu’ils auraient pu prendre.

La mise en scène efficace de Vaughn amène le spectateur dans un théâtre d’ombres grand-guignolesques d’il y a environ un siècle dont il lui faudra ensuite distinguer le vrai du faux.

   Le caractère mortifère et héroïque du grand conflit mondial est mis en évidence dans des séquences mettant en scène l’odyssée de Conrad et qui reconnaissent l’impact de 1917 de Sam Mendes dans cette représentation. Rhys Ifans s’en donne à cœur joie pour être un Raspoutine éminemment plausible dans son étrangeté diabolique. Plusieurs des combats rapprochés en mettent plein la vue, chorégraphiés avec grand art par Bradley James Allan récemment décédé. La mise en scène efficace de Vaughn amène le spectateur dans un théâtre d’ombres grand-guignolesques d’il y a environ un siècle dont il lui faudra ensuite distinguer le vrai du faux.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Matthew Vaughn

Scénario
Matthew Vaughn

D’après la BD The Secret Service
de Mark Millar & Dave Gibbons

Direction photo
Ben Davis

Montage
Jason Ballantine

Robert Hall

Musique
Dominic Lewis

Matthew Margeson

Genre(s)
Action

Origine(s)
États-Unis
Grande-Bretagne

Année : 2021 – Durée : 2 h 11 min

Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f. / Version française

The King’s Man : Première mission

Dist. [ Contact ] @
20th Century Studios

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

[ Violence ]

Diffusion @
Cinéma du Parc
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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