A Hero

P R I M E U R
[ Numérique]
Sortie
Vendredi 21 janvier 2022

SUCCINCTEMENT.
En prison à cause d’une dette qu’il n’a pas pu rembourser, Rahim reçoit une permission de deux jours pour tenter de convaincre son créancier de retirer sa plainte contre le versement d’une partie de la somme. Néanmoins, les choses ne se passent pas comme prévu.

CRITIQUE.

★★★★ ½

texte
Élie Castiel

Des caractéristiques intrinsèques qui font l’originalité du cinéma iranien des quelques dernières décennies : le refus du silence, la prise en charge de la parole, une révolte qui grogne et s’exprime par les relations autant familiales que sociales. Et ces récentes années, l’implication de la femme pour parvenir à remédier les problèmes existentiels, souvent graves, en dépit d’un patriarcat étatique. En somme, le verbe émanant de la collectivité, du groupe, comme si le {dés)ordre social provoqué par les différents régimes prenait en charge les affaires de la justice.

Effectivement, geste politique, conscient ou inconscient pour cacher, malgré les apparences, les multiples dérives d’un pouvoir étatique pérenne géré par les fondements parfois iniques de la religion.Suite

Vidéocaméléon

 RECENSION.
[ Vidéo ]

★★★

texte
Pierre Pageau

Pour décrire la situation de la vidéo d’art au Québec, Jean Gagnon pose un regard à la fois historique et stylistique. Le sous-titre, « Chroniques de l’art vidéo au Québec, de Vidéo Véhicule à Prim Vidéo, 1972-1992 » énonce bien l’aspect historique. Et, comme ce titre l’indique, ce regard rétrospectif se concentre sur deux événements majeurs dans l’histoire de la vidéo d’art au Québec : le premier étant l’incorporation de Véhicule Art, le 24 août 1972. En deuxième temps, celui de la création de PRIM, qui s’installe sur la rue Ontario en janvier 1982 (avec Jean Tourangeau comme premier Directeur général). PRIM, comme son premier concurrent, le Vidéographe, veut aussi bien produire que diffuser; ainsi, en 1983-1984, PRIM propose 68 titres partagés entre 52 artistes. Mais, dès le début de l’ouvrage, Jean Gagnon sait bien reconnaitre le rôle séminal, dès 1971, et un peu mythique, du Vidéographe (situé rue St-Denis, avec Robert Forget comme premier grand timonier). Cependant, le vécu et les connaissances de Gagnon l’amènent à mieux éclairer l’importance de Véhicule Art, puis de PRIM (toujours en existence).

Pour une histoire de

la vidéo d’art au Québec

  Il va de soi que l’auteur ne peut pas prétendre parler de tout ce qui s’est fait en vidéo au Québec.  Mais il a une expérience concrète du phénomène, en particulier durant les années 80-90.  Dans les faits, Jean Gagnon est certainement l’auteur le plus qualifié pour rédiger cette partie de l’histoire de l’« art vidéographique » (comme il le dit lui-même) au Québec. Ainsi, il a été directeur des collections de la Cinémathèque québécoise. Puis, on le retrouve au Conseil des Arts du Canada, et au Musée des Beaux-Arts du Canada où il est le Conservateur des arts médiatiques; à ce titre, il va programmer de la vidéo d’art (avec très souvent des programmes papier), le tout entre 1988 et 1998. Jean Gagnon poursuit son travail en étant, actuellement, le Président du conseil d’administration de la revue Ciel variable tout en travaillant au Centre d’accès et de distribution d’art vidéo V/Tape.    Cette connaissance du terrain va donc lui permettre de nous donner une grande quantité d’informations sur l’histoire générale de cette discipline artistique.Suite

Joël Beddows

ENTREVUE.
[ SCÈNE ]

par Élie Castiel

Nous avons rencontré le metteur en scène Joël Beddows en attente des représentations de Solstice d’hiver, du dramaturge Roland Schimmelpfennig, une des propositions majeures de la saison au Prospero. Confinement oblige, les soirées du 11 au 29 janvier 2022 ont été annulées. La même équipe présentera néanmoins le même spectacle au Berkeley Street Theatre de Toronto, du 4 au 12 février, avec surtitres anglais.

En quelque sorte, la pièce de Schimmelpfennig est politique, situant les personnages dans un décor festif, celui de la veille de Noël, au cours de laquelle les idées, les réflexions existentiels, les faux-semblants et tout ce à quoi on ne s’attend pas jaillit de toutes parts, tacitement peut-être, mais assez pour placer les hôtes et les convives dans des microcosmes en forme de huis clos, qui tout autant transformateurs. Sous des dehors anodins, se cachent un désir, avoué ou pas, de personnages rêvant du « c’était mieux avant ». Les débats actuelles sur les présidentielles dans l’Hexagone nous en jettent plein la vue. Jusqu’à ne plus croire en rien. Qui sont ces personnages créés par la plume de Schimmelpfennig?

Quelques minutes avec Joël Beddows.Suite

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