En janvier depuis six ans, un festival montréalais présente en ligne pour tous les internautes une sélection de courts métrages québécois et francophones. Cette année, un site internet est venu s’ajouter à ses offres via les réseaux sociaux pour ceux et celles qui ne les emploient pas pour des raisons diverses. Le festival est gratuit et une sélection est disponible chaque jour d’ici le 23 janvier. Voici quelques-uns de ces films que nous avons pu voir ou revoir.
P R I M E U R [ Numérique ] Sortie Mardi 14 décembre 2021
SUCCINCTEMENT. Quatre enfants jouent à se faire peur et se rendent dans une demeure condamnée, réputée maudite. L’un deux disparaît dans des circonstances mystérieuses. Les trois survivants refoulent le souvenir de ce qui a bien pu se passer, jusqu’à ce que Samir ne ressurgisse 25 ans plus tard. La bande recomposée va devoir se confronter à son passé.
CRITIQUE.
★★★
texte Élie Castiel
Intentionnellement, nous ne parlons pas de l’intrigue. Notre résumé succinct est suffisant, vous permettant de découvrir vous-mêmes les arcanes, même compliquées, de l’intrigue.
Effectivement, le court synopsis est une proposition exemplaire. Non seulement parce qu’il situe le cinéma marocain dans des sphères inexplorées, mais bien plus encore, l’ouvre à la modernité, le juxtaposant à celui occidental, ne faisant qu’un. Autrement dit, le folklore n’est plus une affaire intime à un peuple, mais ose s’aventurer dans des terrains parfois glissants, mais sans relâche, quitte à se casser la gueule. En vain, puisque Talal Selhami persiste et signe.
Après un court sujet, Sinistra (2006), et un premier long, Mirages (2010) – peut-être Sarāb en arabe, le Français d’origine marocaine ouvre les voies vers un cinéma marocain de genre.Suite
P R I M E U R [ En VsD] Sortie Mardi 18 janvier 2022
SUCCINCTEMENT. Un soldat américain est stationné à Rome alors que la ville est assiégée après l’explosion du Vatican. En héros, il va tenter de découvrir l’ennemi qui menace le monde entier.
CRITIQUE.
★★★
texte Élie Castiel
L’affiche du film ressemble à celle d’un film d’action conventionnel. Et pourtant! En pré-générique, Ethan Hawke explique par Zoom, on suppose, son implication dans un projet dont il n’a pas compris sa véritable signification, mais qui l’a fasciné. Allez comprendre pourquoi. Puis, le générique défile, suivi du film. À celui de fin, après quelques mentions artistiques, Hawke revient de nouveau pour nous dire que le film est en quelque sorte quelque chose comme une exploration personnelle du médium-cinéma au temps de pandémie. Soit!
Le tournage, presque entièrement nocturne, et une caméra rapprochée quasi envahissante, en plus de certains plans, on doit l’avouer, magnifiquement déconstruits, s’avèrent probablement comme des expressions, voire même des images mystiques expliquant l’impossibilité de faire du cinéma en cette époque néfaste pour la création libre, affranchie de tout obstacle, pleinement assumée.Suite