Mad Max,
au-delà de la radicalité

RECENSION.
[ Essais-Cinéma ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Une obsession 

de la finalité

De ses origines helléniques, puisque nombreux sont ceux qui savaient déjà que son vrai nom est George Miliotis (Yorgos Miliotis en grec), le réalisateur iconoclaste australien conserve cette tendance vers le tragique, comme une malédiction des Dieux portée sur les Hommes et qu’on retrouve dans cette série d’essais autour du personnage de Mad Max.

   Entre l’œuvre originale, Mad Max (1979) – au Québec, Bolides hurlants, et le quatrième épisode, Mad Max: Fury Road (2015) – Au Québec : Mad Max : La route du chaos), des années de pauses pour tourner d’autres films, sans rapport avec la franchise, sauf sans doute dans le cas de Babe, dû sans doute à son discours social. Un fait à remarquer, dans ce dernier chapitre de Mad Max, il propose à sa compatriote Eleni Karaindrou de collaborer à la partition musicale, s’ajoutant à celle de Junkie XL. Karaindrou, une habituée des films du regretté Theo Angelopoulos, comme vous le devinez, lui aussi Grec.Suite

The Jump

P R I M E U R
[ En ligne ]
Sortie
Vendredi 14 janvier 2022

SUCCINCTEMENT.
L’histoire rocambolesque du marin soviétique lituanien Simas Kudirka.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Luc Chaput

Simas, un presque nonagénaire, plonge en été dans un étang près de chez lui en Lituanie.Suite

The Cultural Life of James Bond:
Specters of 007

RECENSION.
[ Essais-Cinéma ]

★★★★

texte
Élie Castiel

Le célèbre agent est livré en pâture aux théories pour le moins musclées de dix-neuf universitaires qui prennent un malin plaisir à décortiquer le phénomène mondial dans ses moindres manifestations. L’espion de Sa Majesté n’est plus un homme comme les autres, mais une idée, un surhomme littéraire inventé par un Ian Fleming plus British qu’il ne l’est, « for Queen and Country »; le héros, lui, devient le gardien d’un certain ordre (sécurité) mondial, voire occidental. Il ne recule devant rien pour l’assurer.

  Quinze chapitres répartis en cinq thèmes plus ou moins de longueurs égales, chacun comptant cinq propositions. Un début étonnant à propos d’un « James Bond méconnu » – The Forgotten Bond, p. 25 – Il s’agit de la version télé (1954) de Casino Royale. Certains, pour ne pas dire plusieurs, l’ignorent, vouant leur inconditionnelle affection envers le célèbre agent à partir de Dr. No / James Bond 007 contre Dr. No (1962). Nouvelle décennie, nouvelle génération, un regain d’intérêt pour le cinéma malgré une télévision de plus en plus envahissante. Et c’est en couleurs. Et James Bond trouve le temps de contempler (pas seulement) les jolies femmes. Pas « filles », mais « femmes ».

  La première partie, « Beyond Britain », montre jusqu’à quel point le phénomène envahit le monde, dans des endroits insoupçonnés comme en Union soviétique ou encore l’Inde, plus apte à l’imitation occidentale, bien que consciente de ses ajouts locaux (danses, chansons). On parle même du Mexique («The Dead Are Alive», p. 81). Étonnant

À brûle-pourpointSuite

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