RECENSION.
[ Sociopolitique ]
★★★★
texte
Élie Castiel
Essayiste féru de préoccupations sociales contemporaines, de cinéma de genre et de poésie (celle de Rimbaud surtout) – sans doute que j’oublie d’autres affectations, Michel Arouimi cache bien ses tendances politiques même si dans certains de ses écrits, on peut saisir en filigrane les dessous de son parcours idéologique. Après tout, tout homme de lettre ne doit-il pas se compromettre politiquement, même en catimini. De gauche? Pas vraiment. De droite? Peut-être, un peu et parfois beaucoup, et d’autres fois, pas du tout. Centriste? Presque. En fait, selon le sujet abordé.
C’est ce que l’on ressent à la lecture de ce passionnant recueil de treize chapitres consacrés à diverses manifestations sociopolitiques de notre temps. Des courants de la pensée et de la dynamique qui ont fait et font encore écho dans la mémoire collective.
Arouimi, dans Le totalitarisme travesti, titre qui suscite le débat autant qu’il laisse au lecteur le soin de s’interroger sur ces questions que nous laissons de côté par inadvertance ou paresse parfois, ne passe pas par quatre chemins, même si dans les quelques parties qui divisent l’opinion publique, il s’avoue plus prudent. Il expose les faits, certes, parfois avec une déréliction passagère car déçu de son temps; et puis, pris par un sentiment d’urgence, il devient aguerri, totalement convaincu de ses théories.
Radicalités
prononcéesSuite