Minions & Monsters
P R I M E U R
Sortie
Mercredi 1er juillet 2026
Une troupe de petits bonhommes jaunes se retrouve finalement en Californie.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★ ½
Dans un restaurant hollywoodien, James montre au réalisateur germanique Max ses dessins préparatoires pour un film de monstres. Après quelques questions, Max lui offre une caméra reçue de son père comme point de départ de ce nouveau projet.
Hollywood
comme terrain de jeu
Ces petits bonhommes jaunes font partie de l’univers cinématographique depuis 2010. Toujours en quête d’un chef à servir, ces sbires montrent un certain allant malheureusement souvent contre-productif dans leur odyssée continuelle. Leurs pérégrinations les amènent en Californie dans les années 20. Cela occasionne une pléthore de citations cinéphiles depuis les débuts des images animées tantôt subtiles, osées ou idiotes. Ces gags sont sertis dans une reconstitution peaufinée des séquences originales où ils se déroulent.
Le scénario de Pierre Coffin et Brian Lynch se moque des anachronismes pour rendre ainsi un hommage constant et débridé à cette usine à rêves. James, Henry et Ed prennent ainsi le devant de la scène, le premier concepteur, le second acceptant les idées et les modifiant et le muet, collectionneur et doté d’un grand sens de la communication interpersonnelle. La troupe au complet participe à cette exploration déjantée de la ville de Los Angeles et de ses quartiers filmés avec un grand souci du détail.

Une référence sans doute à The Mummy (La momie).
Devenus vedettes dans cette Mecque du spectacle, les pions jaunes sont jetés aux orties après quelques insuccès. Deux avenues s’offrent à eux. Le gros de la tribu dirigée par Dick, le détenteur de plus en plus contesté du tuyau de commandement, rajoute rapidement deux humains excentriques à leur équipée. Le duo commence sa préparation de leur film idéal. Un grimoire leur ouvre des portes insoupçonnées et l’aide d’un petit bonhomme vert doué de pouvoirs grandiloquents avant de construire un décor en studio inspiré du Grauman’s Chinese Theater.
La mise en ab
yme continuelle s’inscrit dans le passage du cinéma muet au parlant qui amena un changement de paradigme dans cet art toujours en perpétuelle reconstruction et devant maintenant contenir le effets de l’IA.
Les deux chemins narratifs se déploient en parallèle avant que l’action s’emballe dans la dernière partie offrant d’autres références cinéphiles drolatiques aux amateurs de momie, de monstre gluant et autres ectoplasmes ou robots venus de loin.
La virtuosité vocale de Pierre Coffin, créateur d’un langage étrange et passe-partout dans lequel certains reconnaîtront des mots italiens, espagnols ou en espéranto est soutenue ici par l’apport d’acteurs chevronnés tels Jeff Bridges, Trey Parker, Christoph Waltz et Jesse Eisenberg qui renforcent la crédibilité de leurs personnages en les investissant d’un mode empathique-ironique. La mise en abyme continuelle s’inscrit dans le passage du cinéma muet au parlant qui amena un changement de paradigme dans cet art toujours en perpétuelle reconstruction et devant maintenant contenir le effets de l’IA.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Pierre Coffin
Scénario : Pierre Coffin, Brian Lynch. Direction artistique : Charlotte Hutchinson. Montage : Gregory Perler, Claire Dodgson. Musique : John Powell.
Genre(s)
Animation
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 1 h 30 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Les Minions et les monstres

Pierre Coffin
Crédit : @ IMDb
Distribution
Universal Pictures
Contact/Production
[ Illumination Entertainment ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

yme continuelle s’inscrit dans le passage du cinéma muet au parlant qui amena un changement de paradigme dans cet art toujours en perpétuelle reconstruction et devant maintenant contenir le effets de l’IA.

D
Plongée dans une situation malgré tout peu documentée, ce long métrage, porté par la chanson éponyme de Delgres, jette un regard à la fois lucide et empathique sur ces mouvements de populations qui innervent de tous temps notre planète.