Rapaces

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Samuel, journaliste, et Ava, sa fille et stagiaire, couvrent pour leur magazine le meurtre d’une jeune fille attaquée à l’acide. Frappé par la brutalité de ce meurtre, ainsi que par l’intérêt de sa fille pour l’affaire, Samuel décide de mener une enquête indépendante.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

Enquête à

basse tension

Avec Rapaces, inspiré d’un fait réel de 2002, le viol, l’assassinat et l’échaudage d’une jeune femme, Peter Dourountzis signe un deuxième long métrage (après Vaurien, jamais sorti ici) d’une austérité quasi clinique, l’auteur refusant à tout prix de jongler avec les détails sordides d’une affaire devenue publique, d’où, néanmoins, une critique acerbe de cette société voyeuriste, oubliant son propre désespoir sur des incidents qui la dépasse.

Des individus prisonniers épris par leur consumérisme incontrôlable et incontrôlé, perdus dans un monde incertain, que le film de Dourountzis traduit à travers un récit glauque.

L’ensemble repose sur la relation complexe entre Samuel (épatant Sami Bouajila – on ne dira pas assez de bien sur la majorité des acteurs issus de l’immigration maghrébine – et sa fille Ava, très présente Mallory Wanecque, en dépit de sa froideur, distance et retrait de quelque chose qui, en apparence, la dépasse.

Les yeux grand ouverts.

Dourountzis jongle justement avec les doubles, les apparences, les fausses prétentions, ce jeu auquel peu de cinéastes sérieux osent s’y soumettre.

La misogynie, comme c’est souvent le cas dans le cinéma contemporain, qu’il soit urbain ou d’ailleurs, même dans les petites communautés, est le résultat des changements sociaux des quelques dernières décennies ; cette haine des femmes et sentie dans le film ; d’une part par l’incident lui-même ; de l’autre par le comportement des autorités de l’ordre et des affaires criminelles, habitués à un vieil ordre moral.

Dourountzis est un digne observateur de son époque, responsable par le sujet évoqué, et dans le même temps approuvant avec dignité les quelques erreurs du film qui pourraient s’être glissées.

Dourountzis jongle justement avec les doubles, les apparences, les fausses prétentions, ce jeu auquel peu de cinéastes sérieux osent s’y soumettre.

N’empêche que ce thriller contemporain mérite le parcours, de préférence par une journée de pluie, question d’absorber la gravité du propos avec beaucoup plus d’envergure.

Et une séquence dans un restaurant où le silence de ce qui nous dépasse convoque des moments d’une terrifiante intensité. Comme quoi le cinéma est le médium le plus opportun digne de traduire notre conscience la plus intrinsèque.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Peter Dourountzis

Scénario : Peter Dourountzis, Christophe Cantoni, Christophe Cousin, Fabianny Deschamps. Image : Victor Seguin. Montage : Jean-Christophe Bouzy. Musique : Amine Bouhafa.

Genre(s)
Suspense
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 43 min
Langue(s)
V.o. : français
Rapaces

Peter Dourountzis

Dist.
A-Z Films
Contact/Prod.
[ Ginger & Fed ]

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

That Time I Got Reincarnated as a Slime
the Movie: Tears of the Azure Sea

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Suite à la célébration de la fondation de la Fédération de Jura Tempest, Elmesia, la souveraine de la nation elfe de Sarion, invite Rimuru et d’autres hauts responsables à passer des vacances sur une île de son royaume.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Yosuhito Kikuchi

Genre(s)
Animation
Origine(s)
Japon
Année : 2026 – Durée : 1 h 45 min
Langue(s)
V.o. : japonais; s.-t.a. & Version anglaise
Gekijou-ban Tensei Shitara Slime
Datta Ken: Soukai no Namida-hen

Yosuhito Kumichi

Dist.
Les Films Ska
Contact/Prod.
[ Crunchyroll ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

The Devil Wears Prada 2

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★

Le premier volet prend l’affiche en 2006, il y a donc 20 ans, avec le succès retentissant que l’on connaît. Que peut-on constater après avoir vu ce second chapitre ?

Le magazine de mode Runway a survécu malgré les crises économiques engendrées par les conflits mondiaux et n’ayant pas épargné les États-Unis. Dans le cas qui nous préoccupe, le papier journal a traversé et continue son insoutenable migration vers l’emprise technologique en raison des nouveaux enjeux et des réseaux sociaux qui ont littéralement envahi la planète.

La mode

dans

tous ses états

Côté-cinéma, quoi de mieux que de compter sur le genre comédie pour raconter ce récit sur des gens riches et célèbres pas prêts à se faire dilapider par les bouleversements que traverse le monde.

Côté personnel, le personnage de Miranda Priestly (Meryl Streep, qui a décidé de rester la même, toujours ensorcelante, comme si le temps s’était arrêté), Andy Sachs (de plus en plus en vogue Anne Hathaway) a changé de poste, mais fait face à des problèmes qu’on évitera de vous raconter ; Irv Ravitz (Tibor Feldman) a décidé d’avoir une seconde crise cardiaque et de ne pas, cette fois-ci, y échapper, laissant son cupide fils, Jay Ravitz (convaincant B.J. Novak) traitant des affaires de son père dans ses méandres les plus hasardeux, tant que ça rapporte !

Maintenant, d’égal à égal. Ou est-ce bien le cas ?

Le temps des consolidations, des entreprises qui ferment, d’une économie qui change de visage. Frankel n’avais d’autre choix que d’en parler dans ce deuxième volet et prudemment, sans choquer les spectateurs.

Si la première partie, un peu trop longue, finit par nous ennuyer, la seconde, par contre, multiplie des thèmes auxquels nous sommes déjà habitués, mais en cela qu’ils sont le produit d’un scénario bien écrit, valorisant la progression des évènements avec une certain cohésion.

Et plus que tout, poussant les personnages à finalement changer, à épouser des comportements plus humanistes, de préférence à continuer de chérir cet univers, ici celui du pouvoir de la mode, rempli de gens superficiels qui n’ont rien à voir avec la réalité du monde.

Si la première partie, un peu trop longue, finit par nous ennuyer, la seconde, par contre, multiplie des thèmes auxquels nous sommes déjà habitués, mais en cela qu’ils sont le produit d’un scénario bien écrit, valorisant la progression des évènements avec une certain cohésion.

Est-ce assez pour faire un film suffisamment au-dessus de sa première partie ? Non, mais avec assez de verve, de situations senties, et ce côté adolescent et naïf que certains cinéastes chez nos voisins du Sud n’ont pas l’intention d’abandonner.

À moins qu’ils se fassent emporter par des générations montantes qui ont très bien compris que l’Intelligence artificielle est un phénomène inévitable impossible à déloger et que pour éviter des dérapages difficilement contournables, il va falloir d’assez de patience et surtout d’inventivité.

Et pourquoi rater la présence de Lady Gaga, interprétant Shape of a Woman, en même temps que le défilé de mode a lieu à Milan. Imbattable et gratifiant.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
David Frankel

Scénario : Aline Brosh McKenna; d’après des personnages créés par Lauren Weisberger. Image : Florian Ballhaus. Montage : Andrew Marcus. Musique : Theodore Shapiro.

Genre(s)
Comédie
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 1 h 59 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Le diable s’habille en Prada 2

David Frankel

Dist.
Walt Disney Studios Canada
Contact/Prod.
[ 20th Century Studios ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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