I Swear

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Les tribulations d’un individu atteint d’un syndrome de tics convulsifs.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★

De la parole

aux actes

 

À la suite d’une insulte intempestive à un éducateur, le directeur d’un collège écossais inflige à John une punition corporelle.

John Craig Davidson est devenu le porte-parole le plus en vue de l’Association britannique du syndrome de Tourette. Cet état de tics convulsifs fut tout d’abord décrit en 1885 par le médecin français Gilles de La Tourette, assistant de Charcot. Le réalisateur anglais Kirk Jones bâtit son scénario à partir d’entrevues avec le protagoniste et deux documentaires de la BBC diffusés à plusieurs années d’intervalles qui permirent une meilleure compréhension publique de ce syndrome.

John, interprété jeune avec sensibilité par Scott Ellis Watson, ainsi que sa famille, n’a pas les repères pour comprendre, analyser ou réagir à ses éruptions incontrôlées de tics verbaux ou moteurs qui l’affligent et qui lui amènent de multiples problèmes décrits dans de courtes scènes répétitives dans leur intensité. Des solutions médicamenteuses sont apportées qui ne modifient guère la situation. L’arrivée dans sa vie de jeune adulte de Dottie, une infirmière jouée avec un mélange réussi de bonhomie et de sérieux par Maxine Peake, lui offre une porte de sortie.

Une sorte de compréhension mutuelle à travers un rapport sain.

Robert Aramayo insuffle à ce John adulte une plus grande dose d’humour en intégrant les tics dans ses activités quotidiennes, faisant participer le spectateur à ses espoirs, ses craintes et ses réussites épisodiques. La mise en scène de Jones est plus soignée que dans ces téléfilms sur les patients confrontées à des maladies qui font encore les bonnes heures de certains canaux. Il bénéficie entre autres de l’apport de Peter Mullan (The Magdalene Sisters) en Tommy, le mentor de Davidson dans son emploi de factotum dans un établissement de sa ville natale.

La prestation d’Aramayo, découvert il y a peu dans le rôle antagoniste de Palestine 36, qui remporta pour ce rôle un BAFTA, constitue la colonne vertébrale de ce long métrage qui, en peaufinant les codes du film biographique, jette un regard empathique sur une de ces conditions longtemps laissées dans l’ombre.

C’est pourtant dans la séquence tendue dans l’habitacle exigu et clos d’une voiture entre Davidson et Lucy (Andrea Bisset) qui s’opposent puis s’harmonisent que le récit prend une autre avenue vers la prise de parole de ces personnes atteintes du syndrome en vue d’une communauté d’entraide.

La prestation d’Aramayo, découvert il y a peu dans le rôle antagoniste de Palestine 36, qui remporta pour ce rôle un BAFTA, constitue la colonne vertébrale de ce long métrage qui, en peaufinant les codes du film biographique, jette un regard empathique sur une de ces conditions longtemps laissées dans l’ombre.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kirk James

Scénario : Kirk James. Image : James Blann. Montage : Sam Sneade. Musique : Stephan Rennicks.

Genre(s)
Drame biographique
Origine(s)
Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 2 h
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f. & Version française
Plus fort que moi

Kirk Jones

Dist.
Immina Films
Contact/Prod.
[ Blue Box Entertainment ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien / du Parc ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Kapodistrias, the Governor

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1828, Ioannis Kapodistrias, ancien diplomate européen, devient le premier gouverneur de la Grèce libre.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Yannis Smaragdis

Genre(s)
Drame biographique
Origine(s)
Grèce
Année : 2026 – Durée :2 h 08 min
Langue(s)
V.o. : français, anglais; s.-t.a.
Kapodístrias

Yannis Smaragdis

Dist.
Ēquinoxe Films
Contact/Prod.
[ Fathom Entertainment ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

La petite cuisine de Mehdi

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française.

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★

Les

saveurs

de l’exil

 

Une première réalisation de long métrage pour le comédien d’origine algérienne Amine Adjina. Et pourquoi pas commencer par quelque chose de simple, de lui donner un parfum délicat, d’incruster des moments drôles selon un humour maghrébin bien particulier. Bref, parler de ce qu’on connaît le mieux.

Soulignons que les acteurs et actrices issu(es) de l’immigration d’Afrique du Nord (Algérie – Tunisie – Maroc) possèdent, du moins pour la grande majorité, un charisme hallucinant qu’on ne retrouve pas chez d’autres allogènes. Comme s’ils contrôlaient la caméra plutôt que le contraire. Non pas comme s’il s’agissait d’une entreprise de séduction, mais d’authenticité qui relie le corps et l’esprit. Quelque chose d’inné.

C’est le cas de Mehdi (stupéfiant Younès Boucif), savourant chaque scène où il est présent, et elles sont nombreuses. Entouré également d’une pléiade de protagonistes-comédiens tout à fait à l’aise et ne sentant aucune gêne face à sa maîtrise du jeu d’interprétation.

Au-delà de cette limite, tout est possible.

La petite cuisine de Mehdi n’aurait pu être que ce qu’il est, comédie dramatique, l’un ou l’autre uniquement n’aurait pas fonctionner comme il faut. Déjà, le titre, au caractère désinvolte, annonce ses couleurs. On évitera, comme c’est souvent notre cas, de vous entretenir sur les tenants et aboutissants d’un récit qui s’enrichit de tant d’ingrédients, qu’il finit pas nous donner, intentionnellement, un vertige particulier qu’on ne veut pas voir disparaître. Mais Adjina est conscient de ses limites et du coup, met de l’ordre dans l’organisation, même si la finale est un peu tirée par les cheveux.

Une première réalisation de long métrage pour le comédien d’origine algérienne Amine Adjina. Et pourquoi pas commencer par quelque chose de simple, de lui donner un parfum délicat, d’incruster des moments drôles selon un humour maghrébin bien particulier. Bref, parler de ce qu’on connaît le mieux.

Peu importante, puisque cette comédie, encore une fois dramatique, étonne, nous laissant bercer selon un rythme qui balance et en fin de compte, réalisant que le cinéma de divertissement peut aussi transmettre des messages édifiants sur le comportement humain, même lorsqu’il est, comme c’est le cas ici, du domaine presque surréaliste.

Bien sûr, la présence de la magnifique franco-israélo-palestinienne Hiam Abbas, apporte au film une aura de grâce et de pugnacité, deux traits qu’elle ajuste selon une méthode bien personnelle.

Et ces plats aux saveurs, pour certains, nostalgiques, qui donnent envie de s’aventurer ailleurs.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Amine Adjina

Scénario : Amine Adjina, avec la collaboration de Fabien Gorgeart. Image : Sébastien Goepfert. Montage : Guerric Catala. Musique : Amin Bouhefa.

Genre(s)
Comédie dramatique
Origine(s)
France
Année : 2026 – Durée : 1 h 43 min
Langue(s)
V.o. : français, arabe; s.-t.f.
La petite cuisine de Mehdi

Amine Adjina

Dist.
Sphēre Films
Contact/Prod.
[ Ex Nihilo ]

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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