Un « Bye bye » nombriliste

TRIBUNE
l  i  b  r  e

texte
Sylvio Le Blanc

J’ai vu le Bye bye 2023 à Radio-Canada. Les producteurs nous avaient avertis qu’il n’y aurait pas de sketches sur les guerres impliquant l’Ukraine et Israël : « On n’a pas eu de flash pour rendre ça drôle; il n’y aura pas de sketches directement là-dessus. »[1] La belle affaire! Si les auteurs n’ont « pas eu de flash », comme ils disent, c’est qu’ils n’ont pas assez travaillé. Ils ont préféré se concentrer sur Michel Barrette et le vélo électrique.

Pour Charlie Chaplin, cela n’a pas été une sinécure que de produire et réaliser Le dictateur, son chef-d’œuvre sur le régime hitlérien. Et pourtant, il l’a fait. Il a bossé fort pour trouver de bonnes scènes (« Œuvre d’une invention prodigieuse. » Mediafilm[2]). Il faut souligner ici que lorsque le film est sorti, la guerre faisait rage en Europe, ce qui ne l’a pas empêché d’être « le plus grand succès commercial »[3] du réalisateur.Suite

The Goldfinger

 PRIMEUR
Sortie
Vendredi 29 décembre 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT.
Années 1980. Hong Kong est encore sous le régime colonial britannique. La montée et la chute d’une société fictive de Hong Kong, Jiali Group, en suivant son président Cheng Yiyan pendant quinze ans d’enquêtes sur la corruption, les meurtres, les millions perdus en frais juridiques et les milliards perdus en valeur marchande.

 

C H O I X
de la semaine

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★★

Le loup

de Hong Kong

 

Le film, achevé en 2021, ce n’est que le 30 décembre que The Goldfinger sort un peu partout en salle, y compris aux États-Unis et au Canada – à Montréal, nous avons pu le voir aujourd’hui, le 29 décembre, sous la bannière de film « ethnique », sorti donc inaperçu par le public majoritaire alors qu’il s’agit d’un très grand film qui aurait bien pu être programmé à l’incontournable Fantasia 2023 ou sortir sous des auspices plus réguliers.Suite

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