Master Gardener

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 19 mai 2023

 SUCCINCTEMENT.
Un jardinier-chef voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’une nouvelle employée.

CRITIQUE

★★★

texte
Luc Chaput

 

Un homme et une jeune femme marchent et parlent dans un sentier jonché de pétales multicolores dans un grand jardin privé.

 

Regénérescence

 

La scène se déroule dans une ancienne plantation du Sud des États-Unis d’après le manoir dans lequel vit la propriétaire Norma. Narvel est son jardinier et une relation compliquée s’est construite entre les deux. Le jardinier porte le plus souvent son uniforme de travail sous lequel un col roulé noir à longues manches lui sert de carapace. Paul Schrader emploie donc ici le terreau de la culture raisonnée des plantes pour explorer encore une fois son thème favori de la transgression et de la rédemption.

Essayer d’envisager « la meilleure façon de marcher »

Les citations d’essais sur l’histoire de la botanique et de l’horticulture s’insèrent naturellement dans les extraits du journal quotidien que Narvel écrit et donc lit à voix haute en tant que protagoniste. L’arrivée comme employée de Maya, une jeune parente de Norma, amène le défrichement de chemins de traverse inattendus.

Des effets spéciaux judicieusement amenés font écho à la scène décrite en introduction. Mais l’affrontement final apparaît falot dans ce dernier volet de la récente trilogie commencée de brillante manière par First Reformed (Sur le chemin de la rédemption).

La cinématographie de Alexander Dynan table d’abord sur les tons assombris du passage au printemps pour souligner la lente éclosion des plantes, fleurs et des sentiments. Des retours en arrière, courts et montés plus vivement par Benjamin Rodriguez Jr., apportent des indices sur le passé de cet individu qui a gagné le droit à une nouvelle existence. L’acteur australien Joel Edgerton, si captivant dans The Gift (Le cadeau), porte le film sur ses larges épaules. Quintessa Swindell montre un talent certain en Maya pendant que Sigourney Weaver assume avec élégance son rôle de douairière.

L’errance du second acte retrouve des lieux similaires à ceux de The Card Counter (Face à l’ennemi). Des effets spéciaux judicieusement amenés font écho à la scène décrite en introduction. Mais l’affrontement final apparaît falot dans ce dernier volet de la récente trilogie commencée de brillante manière par First Reformed (Sur le chemin de la rédemption).

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Paul Schrader

Scénario
Paul Schrader
Direction photo
Alexander Dynan

Montage
Benjamin Rodriguez Jr.
Musique
Devonté Hynes

Paul Schrader.
Le désir de continuer à tourner.

Genre
Thriller

Origine
États-Unis
Année : 2022 – Durée : 1 h 51 min
Langue(s)
V.o. : anglais

Master Gardener

Dist. [ Contact ] @
VVS Films
[ HanWay Films ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

 

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon.★★★ Bon.
★★ Moyen.★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Sidhus of Southall

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 19 mai 2023

 SUCCINCTEMENT.
Lors des célébrations du mariage d’un millionnaire, Tina Sidhu tue accidentellement un des convives. Elle tente de se débarrasser du cadavre.

S A N S
COMMENTAIRE
CRITIQUE.

3 Raisons (ou moins) pour aller le voir quand même /
Aucune : Au plus, si le genre suscite votre intérêt /
Aucune.
(ÉC)

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Navaniat Singh

Genre
Comédie

Origine
Inde
Année : 2022 – Durée : 2 h

Langue(s)
V.o. : pendjabi, s.-t.a.

Sā’ūthahāla dē sidhū

Dist. [ Contact ] @
A-Z Films
[ White Hill Studios ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Tout public

Theodore Ushev : Liens invisibles

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 19 mai 2023

SUCCINCTEMENT.
Rencontre avec le prolifique cinéaste d’animation Theodore Ushev.

CRITIQUE

★★★ ½

 

Portrait d’un

artiste en groupe

 

Un homme, portant un survêtement bleu avec cagoule, écrit à l’encre invisible et en alphabet cyrillique des aphorismes sur des monuments et structures d’une grande ville.

texte
Luc Chaput

Le cinéaste bulgaro-canadien Theodore Ushev est devenu en une quinzaine d’années célèbre pour des œuvres d’animation variées en style et en sujet qui ont gagné de nombreux prix. Débutant par une visite à Valya, sa mère, dans sa ville natale de Kyoustendil, à l’ouest de la Bulgarie, l’artiste retourne dans plusieurs lieux de cette ville dans laquelle il reçoit un bel accueil. La caméra de Miroslav Gaydoshik est discrète, laissant la place aux divers intervenants. L’évocation de la période de la dictature communiste d’avant les années 90 est soutenue par de nombreux films d’archives issus de la coproduction bulgare. Le répertoire des artistes amis d’Asen, père de Theodore, passe trop rapidement pour en illustrer leur importance dans ce milieu réprimé.

S’intégrer à même la proposition.

La rencontre avec Ivan Popov et son groupe punk Novi Tsvetya (New Flowers) apporte un autre ton musical et d’amitié qui ressurgit à plusieurs reprises pendant ce parcours biographique plutôt conventionnel dans sa forme. Des bouffées d’air frais sont amenées par des plans en plongée ou contre-plongée de Theodore courant dans les rues de Montréal. À Plovdiv ou Sofia, les souvenirs incrustés dans des lieux précis reprennent leurs envols toujours inscrits par la volonté partagée d’Ushev et du réalisateur dans un rappel nécessaire pour beaucoup de cette histoire trop méconnue.

La passion construite depuis l’enfance pour le cirque et l’attachement profond pour ce père peintre s’imbriquent avec art avec les nombreux extraits d’œuvres qui prennent alors une autre résonance toujours insufflée par cette verve antitotalitaire.

La rencontre avec Ivan Popov et son groupe punk Novi Tsvetya (New Flowers) apporte un autre ton musical et d’amitié qui ressurgit à plusieurs reprises pendant ce parcours biographique plutôt conventionnel dans sa forme.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Borislav Kolev

Scénario
Maria Landova
Direction photo
Miroslav Gaydoshik

Montage
Miroslav Gaydoshik
Musique
Nikola Gruev

Borislav Kolev.
Finalement reconnaître
un vrai maître de l’animation

Genre
Documentaire

Origine
Bulgarie
Canada
Année : 2022 – Durée : 1 h 17 min
Langue(s)
V.o. : bulgare; s.-t.f.

Teodor Ushev: Nevidimi vrŭzki

Dist. [ Contact ] @
Office national du film

Diffusion @
Cinémathèque québécoise

 

Classement
Tout public

 

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon.★★★ Bon.
★★ Moyen.★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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