Les Ballets Jazz
@ Place des Arts

CRITIQUE
[ Danse ]
Élie Castiel

★★★★

 

LA REVUE FINALE

 

Prouesses

et

sensations

 

Crédit : Raphaël Ouellet

Si on a suivi les Ballets Jazz depuis longtemps, voir même depuis leur début, force est de souligner qu’à chaque nouvelle génération de danseurs et de danseuses opère par changements, s’adaptant synchroniquement à l’air du temps.

C’est le cas de ce que propose le Norvégien Jo Strømgren avec son puissant La revue finale, titre passe-partout, mais qui suggère aussi comme la fin d’une époque et dont le contenu sur scène propose une nouvelle étape. Cette sorte de mise en abyme chorégraphique inversée est d’autant plus solide qu’elle n’en a l’air, offrant des propositions fort intéressantes.

Des noms comme celui de Charles Aznavour, Madalena de Melo, La Bottine Souriante et même, c’est bien vrai, Louis Mariano, comme sorti d’outre-tombe, comme s’il voulait dire aux spectateurs qu’il avait tout de même un certain talent (pour le genre, il va s’en dire).

Ces accompagnements musicaux s’inscrivent dans une perspective de mise en scène selon laquelle « sans musique » le geste ne peut pas suivre, même si on a déjà prouvé le contraire.Suite

À toi pour toujours, ta Marie-Lou
@ Théâtre du Rideau Vert

 

CRITIQUE  
[ Scène ]

Élie Castiel

★★★★

Les

silences 

enfouis

 

Dans notre cas, c’est la première fois que nous assistons à cette pièce de Michel Tremblay, créée pourtant en 1971, il y a donc 55 ans, et reprises quelques fois au cours des décennies.

À en juger par la mise en scène d’Henri Chassé, cette version actuelle augure fort probablement, ou du moins faut-il l’espérer, une sorte d’engouement envers une certaine forme de théâtre classique qui, tout en respectant ses origines, propose malgré tout une contemporanéité.Suite

Clown(s)
@ Place des Arts

CRITIQUE
[ Art lyrique ]

Élie Castiel

★★★★

Ingénieux

et

follement débridé

 

C’est ce qui fait la magie et surtout l’originalité de ces Clown(s) que propose l’Opéra de Montréal comme deuxième spectacle de la saison. Cette fois-ci au Théâtre Maisonneuve, salle plus petite, mais intime en comparaison à la Wilfrid-Pelletier. Et c’est bien ainsi.

Dans le titre, le pluriel entre parenthèses comme pour suspendre le temps, donner l’opportunité à ces saltimbanques de la vie de s’organiser autour d’une sorte de rapport intime au social, devenu trop sérieux par les temps qui courent.

Puisque c’est ainsi, dans la joie, que l’on doit assister à ce spectacle qui rejoint d’autres disciplines artistiques, bien entendu l’univers circassien, notamment pour ses numéros de clowns, ces Pagliacci hautement appréciés par Federico Fellini qui en a fait un film. En fait deux sur le thème, puisque La strada, dans son spectacle de rue, manifestait en quelque sorte certaines de ces intentions.

Crédit : Vivien Gaumand

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