How to Save a Dear Friend :
Formules pour sortir-au-jour
@ Espace GO

CRITIQUE
[ Scène ]

Élie Castiel

★★★★

Dans la proposition iconoclaste de la Canado-égyptienne Mireille Selwanes Tawfik, quelque chose d’anti organique, reposant uniquement sur l’intellect, comme un conscient reconstitué suite à une crise existentielle.

L’univers mental qu’elle crée est purement de l’ordre de la rupture, le mouvement désorganisé, la mise en chantier de tout un appareillage scénique qui nous rappelle (est-ce le fruit du hasard ?), le travail percutant du Grec Manolis Antoniou, que nous avons vu un ou deux jours avant à Espace Libre – Petits appareils / Small Appliances), privilégiant également les deux langues dans le titre. Dans les deux cas, ce n’est guère un hasard, mais une déclaration qui consiste à élucider la complexité des nouveaux arrivants en matière de langues ; le bilinguisme est-il vivable ?

Quant à ces « formules pour sortir-au-jour » dans le cas présent, il est plus hasardeux de saisir la signification de tout ce qui se passe sur scène, tant les codes de la dramaturgie sont constamment remis en question, intentionnellement bousculés comme si de rien n’était. Ça ressemble à un exercice thérapeutique en vue d’une réconciliation avec soi, avec l’autre, avec la vie.

 

La

crise existentielle

comme

arme de résistanceSuite

Petits appareils / Small Appliances
@ Espace Libre

CRITIQUE
[ Scène ]

Élie Castiel

★★★ ½

Pour un

théâtre

résolument

cartésien

 

En dépit du décor annonçant le lieu où se passe le récit, un appartement, autrefois occupé, on suppose, par un couple, aujourd’hui sans la présence de l’autre, le point de départ de cette pièce sur la solitude et le deuil reconstruit ne commence que presqu’une heure après le début du spectacle. Un début dans la totale noirceur ou tout au plus, quelques lueurs annonciatrices qui prédisent sereinement ce qui se passera.Suite

Corps fantômes
@ Duceppe

 

CRITIQUE
[ Scène ]

Élie Castiel

★ ★ ★ ½

Fragments

identitaires

 

On évoquera, soit par le jeu des comédien(nes) ou par le biais des paroles dites, Réjean Thomas, Josée Yvon, Claudine Metcalfe, La Monroe, la grande légende d’une époque, et autres icônes de la communauté gaie montréalaise des années 90, une sphère considérée encore « particulière » où consciemment, on rebute le Sida, encore propagateur de victimes dans toutes les sphères de la vie. Pour la queeritude, une façon de se battre contre la maladie, en fait les maladies qu’il provoque. On danse beaucoup, on baise aussi, on se laisse apprivoiser par les vedettes de la chanson gay-friendly comme Madonna, ou Queen, ou autres prêtres et prêtresses qui sentent le besoin de s’exprimer politiquement par le biais de la culture.Suite

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