We are shining together
à la recherche de l’entrée
du royaume des morts

Exutoires

en

forme

troublante

de

dérision

CRITIQUE.
[ Scène ]

★  ★ ★ ★

texte
Élie Castiel

 

Diverses formes de la représentation
artistique
se manifestent dans cette
adaptation du livre
du multidisciplinaire
Mathieu Arsenault, sur la
disparition de
son amie, l’écrivaine Vickie Gendreau.

Mathieu Arsenault, comédien.
Une confrontation avec soi.
Crédit : Valérie Remise

Il commence le spectacle, seul devant le micro, face aux spectateurs, gesticulant sans arrêt, sa stature debout, qui bouge à peine. Seuls les mains, les bras servent de supports fragiles à son discours. La parole, bien sûr, une logorrhée impitoyable, mouvementée, incessante, comme si ce (nouveau) type de stand-up post-moderne servait d’exutoire à la douleur de la peine, de la perte.Suite

Les glaces

 CRITIQUE.
[ Scène ]

★ ★ ★ ★ ½

texte
Élie Castiel

Sans

consentement

préalable

Après la tempête-TNM où elle assure la traduction
et l’adaptation
(avec Frédéric Bélanger) de
l’immanquable La nuit des rois,
de Shakespeare,
Rébecca Déraspe récidive en solo à La
Licorne avec
une pièce essentielle, actuelle, d’une brûlante

actualité. Un discours violent, un cri d’alarme
troublant contre
« la culture du viol », ce nouveau
concept social, faisant rage
un peu partout dans le
monde depuis l’émergence de tous les
#MeToo. Les glaces,
une œuvre de la dramaturgie québécoise
qui marquera son temps.
Suite

Pina Bausch Foundation + École des Sables + Sadler’s Wells

CRITIQUE.
[ Danse ]

texte
Élie Castiel

Un

Sacre du printemps

exceptionnel

   

Entrée en matière avec common ground[s],
une œuvre atypique par sa structure théâtrale
puisque le corps n’est pas essentiellement
chorégraphique. Deux danseuses, l’une Africaine,
l’autre Blanche. Deux cultures qui se
complètent en unisson, de façon mélodique.

C’est là le secret de la chorégraphie. Créer par instinct, selon ses propres règles, choisir une musique appropriée pour soutenir la dualité entre la chorégraphie et la partition. Deux entités physiques étrangères en une. Cet autre se construit au fur et à mesure dans un étrange rituel qu’on ne saisit pas tout à fait.

Ce qu’on retient, c’est particulièrement cet inusité face-à-face où le temps semble s’arrêter pour laisser place au mouvement. L’espace dramatique se sent libre. La musique puise ses sources dans une sorte de neutralité, pour certain(es) désorientante, obsédante; pour soudain faire apparaître des sons africains, des envolées sénégalaises plus précisément, brèves mais évidentes.

Malou Airaudo et Germaine Acogny. common ground[s].
Une réconciliation physiquement assumée.
Crédit : Maarten Vanden Abeele

Suite

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