La magie des impressionnistes

ÉVÈNEMENT.
[ Expérience 3D ]

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Élie Castiel

La formule-cabaret s’apprête à ce spectacle inusité d’une extraordinaire originalité. Faire « revivre » quelques tableaux des grands noms de l’impressionnisme. La formule est gagnante car hors du commun.

Immersif

et

conciliant

Le temps qu’il faut, en deux parties : la première survolant en temps suffisant ensemble et parfois détails de ces peintures déjà vues dans divers livres et au cinéma, sans compter les musées.

Mais le gros plan sur les artistes revendiquent leur supériorité aussi intellectuelle qu’imaginatif. Individus, à l’instar du commun des mortels, mais dégageant un œil averti, un imaginaire survolté, souvent serein, maniant le pinceau avec un souci aussi généreux que rebelle. Ou au contraire, savourant le moment ou procédant d’un geste complice.

La Grande Jatte, de Seurat

Suite

Le mal canadien
(Troisième et dernière partie)

Photo de diplômé.

 

Claude

Jutra

 

 

Le

choc

des

langues

 

 

 

AVIS AUX LECTEURS
Nous brosserons un épitomé sous la forme d’un survol
de l’acculturation linguistique chez les Canadiens pendant
deux siècles, avant de nous concentrer sur la pensée de
Claude Jutra, pour ensuite conclure avec la question de la
qualité de la langue au Québec dans le monde contemporain.

texte
Mario Patry

 

Durant le siège de 68 jours de Québec,
du 26 juin au 18 septembre 1759,
la ville reçut plus de 40 000 boulets.

«Jamais, en un mot, un phénomène historique
ne s’explique pleinement en dehors de
l’étude de son moment».[1]
(March Bloch)

«L’hypothèse de base est en effet
qu’une société se révèle tout entière
dans le traitement de ses marges».[2]
(Jacques Le Goff)

«Voici que l’absence prend sens,
voici que parlent les silences et
que les zones d’ombres se dissipent»[3]
(Guy Bourdé, Hervé Martin)

Suite

La traviata

 

Fidèle

à la

tradition…

ce qui donne

un spectacle

respectable

CRITIQUE.
[ MET Live on Screen ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel
Il n’est guère surprenant que contrairement à
Sondra Radvanovska, dans le rôle de  Médée,
qui ne s’était pas déclarée à l’entracte, Nadine
Sierra, se donne à ce jeu et répond convenablement
à la question de l’animatrice
(Renée Fleming),
à savoir quelles sont parmi
les Violetta du passé
qui l’ont influencé.
Différence d’égo,
de sensibilité, de perception.

Quoi qu’on en pense, la production de Michael Meyer s’avère de bonne tenue, fidèle à la tradition, costumes d’époque, enjolivement des décors, mise en scène structurée selon une approche agréablement classique.

Les décors, eux, oscillent entre une majestuosité à la Zeffirelli et une touche moins encombrante, proche des moyens de plus en plus économique dans les arts de la représentation. Ce qui n’empêche en aucun cas de participer à cette tragédie verdienne de la passion. Une histoire d’amour et de mort qui se perd dans la nuit des temps, tant les classes sociales – lui, Alfredo, le fils d’un riche bourgeois; elle, courtisane qui a décidé de se réhabiliter.

Nadine Sierra, qu’on a vu il n’y a pas si longtemps dans le post-moderniste teinté, soudainement, de retour à la tradition, brille dans cette Traviata, la femme déchue, perdue, oscillant entre le plaisir de vivre et la maladie qui la tenaille. Sierra est de toutes les émotions, de tous les états d’âme. Et sa relation avec les interprètes signalent farouchement un respect de la scène autant qu’une sensibilité, avouons-le, innée à vivre le moment.

Nadine Sierra (Violetta), Stephen Costello (Alfredo).
Une passion qui répond à des contraintes sociales.

Cette fois-ci les mouvements de caméra ne sont pas aussi audacieux, mais les voix bien adaptées pour la circonstance et la musique imbattable de Verdi suffisent à nous combler.

Dommage qu’à quelques secondes de la tombée du rideau, le système de satellite fait défaut. Nous entendons les applaudissements et les cris de la salle, mais sans image. Ces moments font également partie de ce qu’on peut ressentir à voir un opéra sur Grand Écran.

Nul doute que La traviata de Nadine Sierra est une évidence, un moment fort de la saison 2022-2023 du MET.

Nous avons quand même pu voir quelques secondes où la présence de Sierra sur scène est émouvante, elle sentant l’amour du public, mais conservant un humilité bien latine et qui consiste à donner le plus de soi.

Nul doute que La traviata de Nadine Sierra est une évidence, un moment fort de la saison 2022-2023 du MET.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Musique
Giuseppe Verdi

Au pupitre
Daniele Callegari

Production
Michael Mayer

Interprétation
Nadine Sierra (Violetta Valérie)

Stephen Costello (Alfredo Germont)
Luca Salsi (Giorgio Germont)

Costumes Susan Hilferty

Lumières Kevin Adams

Réalisation-cinéma Gary Halvorson

Rediffusion & Billets
@ cineplex
Samedi 26 novembre 2022

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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