ONEs

ÉVÉNEMENT.
[ Captures d’audace  ]

CRITIQUE.

★★★★

texte
Élie Castiel

Comme à l’accoutumé, cinq morceaux formant un tout qui confirme la continuité de la mise en scène, jonglant avec les formes, les multiples variations de plans et une liberté de mouvement qui permettent aux musiciens d’éviter la pesanteur de la position immobile. C’est ce que le cinéma permet.

Il y a Growing et, à la batterie, Kevin Warren se permet quatre minutes envoûtantes de jeu avec son instrument, une sorte de face à face où le corps et le concret se juxtaposent pour former un ensemble cohésif, rassembleur pour le spectateur le plus récalcitrant. Ce morceau sert de début et de transition avec la belle chanson de Sonia Johnson, “Quand mêmede Johnson elle-même et Frédéric Alarie. Elle parle surtout du corps intérieur, le physique et le psychologique. L’air évoque le fado (du Portugal, bien sûr), là où la nostalgie et la mélancolie intègrent les paroles de l’amour, du rapprochement vers l’autre et peut-être, la perte ou l’abandon. C’est sans musique instrumentale, et c’est d’autant plus évocateur.

Avec Vents opposés, l’harmonetta menée de « lèvres » de maître par un Lévy Bourbonnais totalement investi, c’est l’incidence rustique des plateaux et des collines qui semble influencer l’artiste en question. Ça sent l’air pur.

Quelques

nuances

temporellesSuite

Néologies…
dans la série « Capsules d’audace »

CRITIQUE.
[ Musique  ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Moments

de bravoure

Le spectacle, construit en quelques pièces musicales, s’aventure courageusement, mêlant les cartes tout en favorisant en même temps l’horizontalité de la démarche. Parmi ces morceaux de choix, Dystopie, d’une sensualité à fleur de peau, évoquant du coup le déjà culte depuis des décennies, Harlem nocturne d’Earle Hagen, non pas dans sa grammaire musicale, mais plutôt dans sa démarche narrative, invitant les corps à se rapprocher, le tout, ici, enveloppé d’un éclairage bleu-nuit, fait pour toutes les tentations qu’on devine. Paradoxalement , les concepteurs transforment cette « dystopie » dont il est question en « utopie », car ces quelques minutes sont du domaine de l’impossible à réaliser et n’existe que dans l’univers de l’imaginaire.Suite

Oscars 2022. III

ÉVÉNEMENT.
[ Documentaires ]

texte
Luc Chaput

Des individus

et du groupe

L’importance grandissante de Netflix même dans le domaine des courts et moyens métrages est apparente cette année. Puisqu’en plus de sa participation à plusieurs films de fiction et d’animation en lice, trois des concurrents dans ce secteur reçoivent son soutien.

Un jeune noir malentendant est un rouage important de son équipe scolaire de football. La Maryland School for the Deaf est reconnue comme un établissement important. Tous les joueurs et entraîneurs sont donc considérés comme sourds-muets. Pourtant le bruit fait partie de leurs méthodes d’interaction et d’échange avec les autres en plus du langage des signes. Le réalisateur Matthew Ogens se concentre sur Amaree et son entourage pour rendre plus visible dans ce long court Audible ces vies souvent semblables qui se déroulent non loin de nos champs de vision et d’audition. ★★★ ½

Audible

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