ONEs
ÉVÉNEMENT.
[ Captures d’audace ]
CRITIQUE.
★★★★
texte
Élie Castiel
Comme à l’accoutumé, cinq morceaux formant un tout qui confirme la continuité de la mise en scène, jonglant avec les formes, les multiples variations de plans et une liberté de mouvement qui permettent aux musiciens d’éviter la pesanteur de la position immobile. C’est ce que le cinéma permet.
Il y a Growing et, à la batterie, Kevin Warren se permet quatre minutes envoûtantes de jeu avec son instrument, une sorte de face à face où le corps et le concret se juxtaposent pour former un ensemble cohésif, rassembleur pour le spectateur le plus récalcitrant. Ce morceau sert de début et de transition avec la belle chanson de Sonia Johnson, “Quand même” de Johnson elle-même et Frédéric Alarie. Elle parle surtout du corps intérieur, le physique et le psychologique. L’air évoque le fado (du Portugal, bien sûr), là où la nostalgie et la mélancolie intègrent les paroles de l’amour, du rapprochement vers l’autre et peut-être, la perte ou l’abandon. C’est sans musique instrumentale, et c’est d’autant plus évocateur.
Avec Vents opposés, l’harmonetta menée de « lèvres » de maître par un Lévy Bourbonnais totalement investi, c’est l’incidence rustique des plateaux et des collines qui semble influencer l’artiste en question. Ça sent l’air pur.
Quelques
nuances
temporellesSuite

