Festival international du film d’animation d’Annecy II

ÉVÈNEMENT
Animation-Annecy

texte
Luc Chaput

Le FIFA a depuis 1985 une compétition long métrage et le premier gagnant fut le Hongrois Daliás idők (Les temps héroïques), de József Gémes. L’an dernier, l’équipe dirigée par Marcel Jean a rajouté, devant le nombre grandissant de longs, un deuxième concours, le bien nommé « Contrechamp », pour mettre en valeur les propositions différentes. Le film croate Accidental Luxuriance of the Translucent Watery Rebus (Luxuriance accidentelle du rebus aqueux translucide/ Slučajno bujanje prozirnog vodenog rebusa), de Dalibor Baric, était l’une de celles-là, racontant par le biais de la rotoscopie, une enquête policière aux accents de films noirs partiellement en bandes dessinées très calibrées dans un rêve éveillé où réalités et fantasmes s’interpénétraient. Dans un dessin frustre, l’Argentin Ayar Blasco nous amenait avec Lava dans une Buenos Aires attaquée par des chats géants et où seul un groupe d’amateurs de bandes dessinées bizarres trouvait une parade à cette prise de contrôle des cellulaires et des réseaux sociaux par des extraterrestres. La proposition se diluait malheureusement avant terme. Une animation aux couleurs claires contrastait avec le sujet sérieux de My Favorite War (Mans mīļākais karš ), retour autobiographique par Ilze Burkovska-Jacobsen sur son enfance dans la région de Courlande en Lettonie et sur l’importance de la Guerre patriotique dans l’endoctrinement des jeunes pousses soviétiques. L’insertion d’archives et de rencontres avec des témoins de l’époque permettait d’enlever petit à petit des couches à ce discours si loin de la réalité vécue alors. Cette œuvre s’est méritée à juste titre le Grand prix de cette section.

Deuxième partie

Compétition « Contrechamp » & les courts

Suite

Festival international du film d’animation d’Annecy I

ÉVÈNEMENT
Animation-Annecy

Première partie

Compétition officielle

texte
Luc Chaput

Comme beaucoup de manifestations artistiques durant cette première partie d’année, le Festival international du film d’animation d’Annecy, (FICAA ?), fondé en 1960 par Pierre Barbin et le plus important au monde, s’est transformé en version virtuelle à une vitesse inimaginable, offrant un grand accès à sa programmation au public international pour 15 euros. Au menu, de nombreuses conférences et des rencontres sur son site YouTube, le célèbre MIFA (Marché international du film d’animation) où j’ai constaté que plusieurs activités se déroulaient plutôt en anglais.

Ayant reçu l’accréditation journaliste, j’ai pu visionner l’essentiel des compétitions et des autres sections. Celle de WIP (Work in Progress) permet étant donné la lenteur prise dans la production et la réalisation de certaines œuvres de faire ainsi le point à une étape plus ou moins avancée de sa réalisation. Les contraintes de sorties ultérieures des longs métrages en salle ont aussi amené le festival à offrir cette année une version WIP de certains films dans les deux compétitions Officielle et Contrechamp.Suite

Festival du cinéma israélien de Montréal 2020

ÉVÈNEMENT
[ Programmation numérique ]

texte
Luc Chaput

The End of Love

(À cœur battant)

Un couple avec un jeune garçon vit dans deux pays différents. Il communique par le biais de téléphones cellulaires et de portable ou tablette. La caméra intégrée par le biais de Skype leur permet de dialoguer et de faire participer l’autre à des activités plus ou moins intimes. Chacun se sent ainsi encore partie du couple même au loin et ces plans plus ou moins larges et même très serrés rendent compte de l’évolution de leur relation dans la mesure où l’hors-champ devient de plus en plus important. Le film d’ouverture de ce festival (http://fcim.ca/), The End of Love (Sof Ha-Ahava / À cœur battant, titre en français) de la réalisatrice Keren Ben Rafael, d’ailleurs peut-être en première mondiale puisqu’inédit en France et en Israël, soutenu par une belle interprétation des deux acteurs principaux Judith Chemla et Arieh Worthalter, rendait ainsi compte de l’évolution de ce monde et ses passages en dialogues-caméras avaient un surplus de sens en ces temps incertains de pandémie.

L’hors-champ

des manèges humainsSuite

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