Blue Heron

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
À la fin des années 1990, Sasha, huit ans, s’installe avec ses parents et ses frères sur l’île de Vancouver. Mais à travers ses yeux, sous le soleil d’un été en apparence paisible, quelque chose se fissure.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

 

Ou plus directement, un étrange mal de vivre dont souffre Jeremy, l’ainé d’une famille recomposée, le père et la mère d’origine hongroise qui vont s’installer quelque part dans l’île de Vancouver.

 

Ce spleen peuplé de fantômes

 

Pour la cinéaste canadienne Sophy Romvari, il s’agit d’un premier long métrage où le drame, l’émotion, les sentiments, les affectations sont autant d’éléments et enjeux cinématographiques qui ne s’expriment que par le cinéma, le réalisme n’étant pas de mise dans ce film fort réussi malgré quelques hésitations et une continuité alambiquée au point de se sentir un peu perdu.

Avec le passage du temps, vingt ans ans plus tard, alors que le récit commençait vers la fin des années 1990, la maladie dont le jeune homme est atteint n’est encore pas citée, d’autant que le principal intéressé est maintenant…

À force d’observer.

Romvari a reçu le Prix du meilleur premier long métrage à Locano, récompense bien méritée, confirmant que c’est une nouvelle génération de cinéastes qui signent de plus en plus le nouveau cinéma, celui d’une horde habituée aux études cinématographiques universitaires, notamment en production.

Ces réalisateurs et réalisatrices constituent le cinéma du futur immédiat et on se demande ce que l’IA viendra faire dans tout cela. En attendant, Blue Heron, dont le titre symbolique nous échappe, bénéficie de l’appui d’une jeune femme à la tête pour qui l’émotion, même si sujette aux critères de celles et ceux de sa génération est autre que les précédentes.

Le spleen dont est atteint l’aîné des enfants est peuplé d’apparitions et d’ombres que le cinéma, lorsque traité avec conviction, peut rendre perceptible, même l’inattendu.

Il y a, par exemple, des moments documentaires où la fiction se mobilise quelque temps, et vice-versa, comme si les deux approches n’en faisait qu’une. Cette symbiose des courants n’obligent qu’à faire les choses autrement.

D’ici là, une autre vision du cinéma consistant à pousser les spectateurs à changer leur regard anime la planète-cinéma. Les images en mouvement de demain sont celles qui, peu à peu, ou rapidement peut-être, vont changer notre perception de la culture cinématographique, que ce soit en salle ou dans nos salons.

Le spleen dont est atteint l’aîné des enfants est peuplé d’apparitions et d’ombres que le cinéma, lorsque traité avec conviction, peut rendre perceptible, même l’inattendu.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sophy Romvari

Scénario : Sophy Romvari. Image : Maya Bankovic. Montage : Kurt Walker. Musique : Blitz/Berlin.

Genre(s)
Drame familial
Origine(s)
Canada / Hongrie
Année : 2025 – Durée : 1 h 31 min
Langue(s)
V.o. : anglais, hongrois; s.-t.a. & s.-t.f.
Héron bleu
Modra čaplja

Sophy Romvari

Dist.
Immina Films
Contact/Prod.
[ Janus Films ]

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc]

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

 

Deep Water

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un avion long courrier est contraint d’atterir en urgence dans des eaux infestées de requins
.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Renny Harlin

Genre(s)
Suspense
Origine(s)
États-Unis / Espagne
Année : 2025 – Durée : 1 h 46 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Eau profonde

Renny Harlin

Dist.
Ēquinoxe Films
Contact/Prod.
[ Arclight Films ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

Erupcja

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Bethany est en vacances à Varsovie avec son fiancé lorsque son chemin recroise celui d’une amie, Nel, avec qui elle entretenait une relation électrique. Au même moment, l’Etna entre en éruption.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

 

★★★ ½

C’est le énième voyage de Bethany (excellente Charlie XCX, dont le visage et le regard des yeux expriment autant les contradictions que les affinités les plus subtiles) en Varsovie, elle qui vit maintenant à Londres avec son petit ami Rob (sensible Will Maden), qui veut profiter de ce séjour dans la capitale polonaise pour la demander en mariage.

À propos de

Beth

et du cinéma

Sauf que Beth tient à revoir son ancienne amie Nel (convaincante Lena Góra), qui tient une petite boutique de fleurs. Mince sujet, mais prétexte pour Pet Ohs à parler surtout de cinéma.

Les plans, les images vaguement voilées, une évocation de l’expérimentation, une narration entre la forme traditionnelle, le documentaire et l’exploration.

Tout ce qui fait l’originalité de ce film volontairement imparfait, mais qui vit grâce à l’enthousiasme du cinéaste, certes, mais aussi à celui des participant(es), des êtres voguant entre le désir de l’immédiat sans penser au lendemain et quelque parcelles de bonheur qu’ils n’arrivent pas à formuler, surtout les filles. Rob, lui, vit dans le réalisme social, comme le commun des mortels.

Deux modes de vie qui font semblant de s’affronter, mais qui au fait sont séparés par ce qui ressemble à des ondes ce choc – comme l’illustrent ces images à partir des cellulaires de l’une ou de l’autre montrant l’éruption de l’Etna, en Italie.

Des yeux qui en disent trop.

Métaphores, exploration de l’âme qui se suffit à elle-même, comme si le lendemain n’existait pas. Et derrière ces fausses promesses émanant du néant qu’on se crée, un désir profond d’aimer sans nécessairement l’exprimer.

Nous avions mentionné, dans un de nos textes, il y a quelques années, que le 21e siècle serait celui des femmes. Ça l’est, c’est évident, malgré les féminicides (réactions morbides à un masculinisme perdu) car elles, les femmes, ont le pouvoir des gestes et de la parole sans détour, et l’amour peut se décider entre elles ou avec un homme, mais à leur conditions.

[ … ] une intrigue rudimentaire, de base, mais qui offre une quantité inestimable sur un cinéma post-moderne en construction.

Bethany, ou Beth parfois, en est la preuve vivante dans Erupcja, titre d’autant plus symbolique qu’il exerce une fascination dans ce qu’il pourrait représenter.

Et pourquoi pas, une « éruption », un glissement de terrain, une fabuleuse explosion interne qui pousse tel ou tel individu, ici, encore une fois, particulièrement les femmes, à établir leurs propres parcours de vie.

Erupcja, une intrigue rudimentaire, de base, mais qui offre une quantité inestimable sur un cinéma post-moderne en construction.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Pete Ohs

Scénario : Pete Ohs, Charli XCX, Lena Góra, Jeremt O’Harris, Will Madden. Image : Pete Ohs. Montage : Pete Ohs. Musique : Isabella Summers, Charles Watson.

Genre(s)
Chronique sentimentale
Origine(s)
États-Unis / Pologne
Année : 2025 – Durée : 1 h 11 min
Langue(s)
V.o. anglais, polonais; s.-t.a. & s.-t.f.
Eruption
Éruption

Pete Ohs

Dist.
SCA inc
(9101344 Canada Inc.)
Contact/Prod.
[ Vortex Media ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc]

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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