P R I M E U R [ En salle ] Sortie Vendredi 24 mars 2023
SUCCINCTEMENT.
SUCCINCTEMENT. Entre un ex-copain pervers narcissique et une supérieure condescendante, Maude, une jeune mère monoparentale travaillant pour Loto-Gold, est poussée à bout lorsqu’elle est envoyée au fin fond de nulle part pour interviewer Gaëtan, un étrange ermite nouvellement millionnaire.
S A N S COMMENTAIRES.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Kevin T. Landry
Genre(s) Suspense
Origine(s) Canada [Québec] Année : 2022 – Durée : 1 h 31 min Langue(s) V.o. : français Jour de merde
P R I M E U R [ En salle ] Sortie Vendredi 24 mars 2023
SUCCINCTEMENT. Un jeune homme s’étonne que sa mère ait encore épousé un détenu.
Le FILM de la semaine.
CRITIQUE.
★ ★ ★ ½
texte Luc Chaput
La
loi
du
crime
et
du
hasard
Un homme en suit un autre dans les petites rues historiques d’une grande ville française. Il le perd de vue.
L’acteur et réalisateur Louis Garrel plante son long métrage dans le décor de Lyon, la ville de Bertrand Tavernier (L’Horloger de Saint-Paul). Abel, jeune veuf, travaille comme éducateur dans un aquarium. Sa consœur Clémence, beaucoup plus extravertie que lui, était la meilleure amie de son épouse. Noémie Merlant y prouve sa maestria comique après nous avoir charmé dans des rôles beaucoup plus sérieux. Le scénario de Garrel, Tanguy Viel et Naïla Guiguet multiplie les effets-miroirs de séquences avec des préparations et des répétitions de scènes de théâtre qui dessinent le mentir vrai du jeu de l’acteur ou de son personnage.
Une confrontation inhabituelle.
La profession de Sylvie, la mère d’Abel, donne la possibilité à Anouk Grinberg de retrouver la pugnacité de ses rôles chez Bertrand Blier (Un, deux, trois, soleil). Roschdy Zem rajoute son élégance naturelle à sa composition d’un truand sorti de prison et qui a trouvé en Sylvie un femme à sa mesure. Un arrière-plan de situation œdipienne et de non-dits prend le devant dans plusieurs moments dans lesquels la touche de Garrel permet aux émotions de s’inscrire dans le temps.
Louis Garrel a bien élargi sa palette dans cette nouvelle variation sur l’amour et le hasard et le César du scénario original était amplement mérité pour ce film mêlant comédie de mœurs et intrigue policière.
L’utilisation des écrans multiples, d’insertions et d’une très belle profondeur de champ entre autres dans la séquence du restoroute doit beaucoup à la cinématographie de Julien Poupard. Les changements de rythme accentuent la vélocité de certains épisodes dans lesquelles les improvisations de certains personnages, pourtant écrites. apparaissent comme allant de soi.
Cet aller-retour entre prison et magouille, dans lequel un ancien détenu joue un rôle secondaire important, jettera dans les mains de certains un gros lot différent de celui qu’ils espéraient.
Louis Garrel a bien élargi sa palette dans cette nouvelle variation sur l’amour et le hasard et le César du scénario original était amplement mérité pour ce film mêlant comédie de mœurs et intrigue policière.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Louis Garrel
Scénario Louis Garrel, Tanguy Viel Avec la collaboration de Naila Guiguet et Jean-Claude Carrière pour un plan Direction photo Julien Poupard Montage Pierre Deschamps Musique Grégoire Hetzel
Genre(s) Comédie
Louis Garrel. La comédie, pourquoi pas?
Origine(s) France Année : 2022 – Durée : 1 h 38 Langue(s) V.o. : français L’innocent
Dist. [ Contact ] @ Maison 4:3 [ Wild Bunch International ]
P R I M E U R [ En salle ] Sortie Vendredi 24 mars 2023
SUCCINCTEMENT. Chez les Dumar, on est chefs d’orchestre de père en fils: François achève une longue et brillante carrière internationale tandis que Denis vient de remporter une énième Victoire de la Musique Classique. Quand François apprend qu’il a été choisi pour diriger l’Orchestre de la Scala…
CRITIQUE.
★ ★ ½
texte Élie Castiel
Baguettes
d’orchestre
mal
ajustées
Tout bonnement, on aurait voulu dire de belles choses sur le film de Bruno Chiche. D’accord, Pierre Arditi, comme toujours, assez efficace; Yvan Attal, d’habitude plus ou moins à l’aise malgré un rôle à contre-emploi qui ne lui va pas du tout, à bien y penser.
Et pourtant, Bruno Chiche (plusieurs courts, quelques longs, à notre connaissance, tous inédits au Québec) nous donne ce premier rendez-vous sans surprise, la mise en scène totalement télégraphiée, mesurant chaque saute d’humeur, autant de la part du père (Arditi) que du fils (Attal). Et du reste des comédiennes et des comédiens.
Chez les Dumar, on se passe les baguettes (musicales) de père en fils. C’est la tradition. Mais lorsqu’une chance vient de la fameuse Scala de Milan, les liens familiaux finissent par s’effriter.
On a vu cela auparavant dans le subtil et délicat film de l’Israélien Joseph Cedar, Footnote (Hearat Shulayim / qui, pas pris littéralement, pourrait vouloir dire « Éclairage intime »). La musique était dans ce cas-là remplacée par le milieu universitaire (études talmudiques, plus précisément).
Finalement, il y a moyen de s’entendre.
Et la conclusion, disons-le, justement plus concluante et logique que dans Maestro(s) où tous ce monde un peu perdu par les circonstances, finit par…
Chiche ne lésine pas sur les clichés. Arditi tente par tous les moyens de sauver le navire. Atal ne fait que circuler à travers chaque séquence ou presque, soit perdu dans tout cela ou encore se donnant des airs de grandeur vraiment inappropriés.
Certes, vu les sujet (chef d’orchestre de musique classique), ça se veut sérieux, mais ça faiblit. Ça veut s’impliquer, mais ça reste à la surface des choses. Et puis, les états d’âme de chacun des deux contrevenants finissent pour nous agacer.
C’est peu inspirant. En fait, ce n’est nullement inspirant.
Chiche ne lésine pas sur les clichés. Arditi tente par tous les moyens de sauver le navire. Atal ne fait que circuler à travers chaque séquence ou presque, soit perdu dans tout cela ou encore se donnant des airs de grandeur vraiment inappropriés.
L’humour, certainement. Une production hexagonale sans humour, ça n’existe pas. Et puis, un milieu montré en huis-clos – appartements haut de gamme, huppés, bourgeoisie qui n’a rien à cirer du reste du peuple. On ne pense qu’à son cercle restreint : la scène musicale.
Et un réalisateur qui, sincèrement inspiré par le brillant film de l’Israélien Cedar, lui bénéficiant de la présence de l’exceptionnel Lior Ashkenazi (le fils) et du brillant et taciturne Shlomo Bar-Aba, pensait sérieusement y arriver en transposant sa proposition dans le monde lyrique. Le résultat : du prêt à consommer.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Bruno Chiche
Scénario Bruno Chiche Yaël Langmann Clément Peny D’après le scénario de Footnote, de Joseph Cedar Direction photo Denis Rouden Montage Widy Marché Musique Florencia Di Concilio
Bruno Chiche. Le tout pour le tout.
Genre(s) Drame
Origine(s) France Belgique Année : 2022 – Durée : 1 h 27 min Langue(s) V.o. : français; s.-t.a. Maestro