The Cultural Life of James Bond:
Specters of 007

RECENSION.
[ Essais-Cinéma ]

★★★★

texte
Élie Castiel

Le célèbre agent est livré en pâture aux théories pour le moins musclées de dix-neuf universitaires qui prennent un malin plaisir à décortiquer le phénomène mondial dans ses moindres manifestations. L’espion de Sa Majesté n’est plus un homme comme les autres, mais une idée, un surhomme littéraire inventé par un Ian Fleming plus British qu’il ne l’est, « for Queen and Country »; le héros, lui, devient le gardien d’un certain ordre (sécurité) mondial, voire occidental. Il ne recule devant rien pour l’assurer.

  Quinze chapitres répartis en cinq thèmes plus ou moins de longueurs égales, chacun comptant cinq propositions. Un début étonnant à propos d’un « James Bond méconnu » – The Forgotten Bond, p. 25 – Il s’agit de la version télé (1954) de Casino Royale. Certains, pour ne pas dire plusieurs, l’ignorent, vouant leur inconditionnelle affection envers le célèbre agent à partir de Dr. No / James Bond 007 contre Dr. No (1962). Nouvelle décennie, nouvelle génération, un regain d’intérêt pour le cinéma malgré une télévision de plus en plus envahissante. Et c’est en couleurs. Et James Bond trouve le temps de contempler (pas seulement) les jolies femmes. Pas « filles », mais « femmes ».

  La première partie, « Beyond Britain », montre jusqu’à quel point le phénomène envahit le monde, dans des endroits insoupçonnés comme en Union soviétique ou encore l’Inde, plus apte à l’imitation occidentale, bien que consciente de ses ajouts locaux (danses, chansons). On parle même du Mexique («The Dead Are Alive», p. 81). Étonnant

À brûle-pourpointSuite

Au revoir le bonheur

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 17 décembre 2021

SUCCINCTEMENT.
La famille Lambert se rend à sa résidence secondaire des Ïles-de-la-Madeleine pour l’ultime étape des funérailles.

CRITIQUE.

★★★

texte
Luc Chaput

Fraternité insulaire

Arrivés à leur grande résidence familiale, les quatre frères Lambert découvrent que leurs chambres sont occupées. La maison, acquise et agrandie à plusieurs reprises par leur père récemment décédé, sert de café-couette (Bed & Breakfast) quand ils ne l’utilisent pas.

  Liliane, la Madelinote en charge de l’immeuble, n’a pas été avertie de leur séjour. Charles-Alexandre, William, Thomas et Nicolas s’occupent de loger leurs familles. Le plus jeune Nicolas organise rapidement une visite à vélo pour les enfants de divers lieux vicinaux reliés à la nourriture. La cinématographie de Norayr Kasper emploie avec adresse le grand écran pour nous immerger dans ces paysages et nous faire partager cette joie familiale qui pourrait devenir fugitive. Nicolas est plutôt d’ailleurs un bon vivant, cuisinier hors pair pour qui la modération dans d’autres domaines n’a pas toujours meilleur goût. François Arnaud insuffle à son personnage un tonus de tous les instants qui créera plus tard certaines tensions avec ces frangins aînés.Suite

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