Isaac

P R I M E U R
[ En ligne ]
Sortie
Mardi 16 novembre 2021

CRITIQUE.
[ Sphère LGBT ]

★★★

texte
Élie Castiel

Les illusions figées

   Perceptiblement, il y a, dans le premier long métrage de David Matamoros et Ángeles Hernández, quelque chose d’inassouvi bien que leur mise en scène participe d’un soin indisputable. Quelque chose qui a sans doute à voir avec la pièce El día que nació Isaac, d’Antonio Hernández Centeno, sur laquelle s’inspire le scénario.

Un dialogue verbomoteur, des personnages adaptés à la société actuelle mais qui, intimement, sont incapables d’assouvir leurs désirs, leurs rêves auxquels tout le monde aspire.Suite

Acts of Love

I N É D I T
En ligne

SUCCINCTEMENT
Quitté par son amoureux, le cinéaste déménage à Chicago et utilise des applications de rencontre pour inviter de nouveaux amants dans un projet de film que sa mère rejette.

CRITIQUE.
[ Sphères LGBT ]

texte
Élie Castiel

★★★ ½

Isidore Bethel joue ici son propre rôle. Objectivement, ce n’est pas tout à fait vrai. Il se donne un rôle qu’il nomme, comme lui, Isidore Bethel, comme dans la vraie vie. Cette mise en abyme peut être vue comme un exercice narcissique, que sa mère, qu’on ne verra jamais, seulement par voix téléphonique, critique sans cesse. Une mère, soyons francs, ouverte d’esprit et tolérante même si au fond, elle trouve de parois le moyen de critiquer le style de vie d’Isidore.Suite

Cinéma et doublage >
Le cas « The French Dispatch »

TRIBUNE LIBRE.

texte
Sylvio Le Blanc

   Je suis allé voir le film The French Dispatch – titre curieusement traduit au Québec en French Dispatch du Liberty, Kansas Evening Sun, dont personne ne se souviendra – dans sa version doublée en France. Les merveilleuses voix françaises donnent une plus-value artistique au film original de Wes Anderson.

Certes, les personnages anglo-saxons se mettent tous à parler français, mais ceux qui auraient dû normalement parler cette langue dans la version originale (Timothée Chalamet et Léa Seydoux, notamment) et non l’anglais – l’action se situant quand même en France –, se retrouvent en revanche dans la version doublée à parler leur langue maternelle. Incongruités pour incongruités, je préfère celles générées par la version doublée, car, libérés que nous sommes de l’obligation de lire les sous-titres (qui doivent être interminables, vue l’ampleur du texte parlé), elle nous permet d’apprécier pleinement le jeu multiple des comédiens, la beauté des images – tantôt en couleurs, tantôt en noir et blanc –, des décors et des costumes, sans oublier la virtuosité du montage. Ce qui aurait été désastreux, par contre, c’est que le doublage se fasse au Québec.Suite

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