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Préparons-nous à rester ensemble pour une durée indéterminée

PRIMEUR
[ En ligne ]
Sortie
Vendredi 29 janvier 2021

SUCCINCTEMENT
Une docteure en médecine décide de retourner dans sa Hongrie natale pour retrouver un collègue avec qui elle a rendez-vous.

CRITIQUE.

texte
Luc Chaput

★★★ ½

Une femme sort d’un immeuble dans la cour puis se retrouve sur le trottoir. Sur celui d’en face, un homme fait mine de traverser. Elle commence à marcher et l’homme la suit toujours de l’autre côté des diverses artères qu’elle prend.

Pas de danse

entre rêve et réalité

La plupart des variations du sentiment amoureux ont été déclinées dans la littérature, le théâtre ou le cinéma. Très ancré dans la géographie de Budapest sises sur les deux rives du Danube, ce long métrage en offre une représentation où la fragmentation du discours constitue un miroir à l’incertitude de Marta.

Neurochirurgienne reconnue aux États-Unis, elle aurait convenu d’un rendez-vous avec János, un collègue hongrois à un endroit précis plusieurs mois après leur participation à un colloque à New York. Le scénario de la réalisatrice mène ainsi deux actions en parallèle. Les gros plans de l’actrice Natasa Stork, pris dans des angles souvent incongrus, déclinent Marta laissant poindre son inquiétude lors de plusieurs séances avec un psychologue pour comprendre quelle part de rêve a propulsé ses décisions.Suite

La transgression selon David Cronenberg

Crash

RECENSION.
[ Cinéma ]

texte
Élie Castiel

★★★★

Avec Patricia Rozema, Atom Egoyan, Bruce LaBruce et autres John Greyson, pour ne nommer que ceux-là, David Cronenberg fait partie des grands du cinéma canadien (pour les raisons que vous connaissez, le Québec n’est pas inclus), chacun ayant forgé un cinéma propre à son idiosyncrasie, posé un regard sur le monde et plus que tout sur les images en mouvement.

La toile d’araignée

Dans le cas de David Cronenberg, maître de l’horreur/épouvante/anticipation et études freudiennes des personnages qu’il montre comme prêts à toutes éventualités,  quelque chose d’encore plus exigeant : une auto-analyse de sa condition d’Homme, de Cinéaste et surtout d’Esthète libertin de la corporalité qui se permet tous les caprices et excentricités, mais habilement justifiés.Suite

Pieces of a Woman

PRIMEUR
[ Netflix ]
Sortie
Vendredi 22 janvier 2021

CRITIQUE.

texte
Élie Castiel

★★★

La longue séquence du début laisse envisager le plus beau, l’inattendu, ce que l’on voit rarement au cinéma. Il y a une tension, une idée nouvelle sur le (mélo)drame, une interprétation déchirante de la part des comédiens, qu’il s’agisse de Vanessa Kirby, étonnante, entière, d’une beauté radieuse même dans l’enfantement; mais surtout Shia LaBeouf, qu’on avait perdu de vue ces derniers temps; grandiose, prenant entre ses mains toutes le nuances du jeu d’interprétation, engagé dans sa classe sociale avec un extraordinaire sens de la répartie, virilité et sensibilité s’enchevêtrant l’une dans l’autre. Mais il y a surtout l’élégance de la photographie de Benjamin Loeb qui, dans des couleurs chaudes, invite à ces parcelles de vie en suspension.Suite

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