Qui brille au combat
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 12 juin 2026
Bertille, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, est atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment.
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★ ½
Joséphine Japy, nous l’avions remarquée dans Retour, de Mélanie Laurent et plus tard, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, de Ken Scott. Prodigieux renvoi d’ascenseur pour Qui brille au combat où, cette fois-ci, elle dirige Mélanie Laurent. Comme si ce lien entre les deux signifiait une sorte de relation fusionnelle avec le cinéma, susceptible d’établir un équilibre.
Quand le cinéma se substitue
au drame familial
avec grâce et retenue
Le titre du film aurait supposé le point d’interrogation, mais au contraire, ce manque intentionnel de ponctuation dénote cette ouverture à l’inconnu, dans le même temps se référant aux divers états d’âme des personnages, qu’il tente d’occulter, et à des situations qu’ils inventent pour mieux amadouer l’inconnu, cette maladie dont est atteinte Bertille (excellente Sarah Pachoud, de formation, apparemment circassienne). Un titre neutre, présent tout au long du film et auquel même la fin, d’une pureté indocile, soumet irréversiblement au libre arbitre.

Sur fond d’océan, ouvert à tous les possibles.
Et pourtant, la famille dont il est question est un véritable champ de bataille, où les nombreuses fois où la maladie génère comme par réaction physique tout à fait normale, la normalité déconstruite, estropiée de l’une entre, sans le vouloir, en conflit avec la fragilité des autres – très bonne performance de Mélanie Laurent, et tout autant de notre Pierre-Yves Cardinal national.
Car avant tout, la mise en scène de Joséphine Japy, dont c’est ici son premier long métrage en tant que réalisatrice, demeure délibérément un exercice de style, un regard bien défini sur la signification des images en mouvement, tout ce que la principale intéressée aura enregistré tout au long de sa carrière d’actrice.
Prodigieux renvoi d’ascenseur pour Qui brille au combat où, cette fois-ci, elle dirige Mélanie Laurent. Comme si ce lien entre les deux signifiait une sorte de relation fusionnelle avec le cinéma, susceptible d’établir un équilibre.
Et devant la présence de Mélanie Laurent, une assiduité bien sentie et une conviction encore plus exigeante, presque joliment intimidante qu’on observe tout au long du film, comme si Laurent, en catimini, lui donnait des conseils. Juste une supposition, car Qui brille au combat demeure un film personnel où l’intimité du propos brille par sa vertu de donner aux signes de la maladie ses accents de vérité imperceptible.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Joséphine Japy
Scénario : Joséphine Japy, Oliver Torres. Direction photo : Romain Carcanade. Montage : Nicolas Desmaison. Musique : Odezenne.
Genre(s)
Drame familial
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 41 min
Langue(s)
V.o. : français
Qui brille au combat

Joséphine Japy
Dist.
TVA Films
Contact/Prod.
[ Cowboys Films ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
