Renoir

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 12 juin 2026

[ Séances très limitées ]

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une préadolescente à l’imagination fertile doit aider ses parents.

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

Impressions

soleil couchant

Invitée à rencontrer un dirigeant de l’établissement scolaire de sa fille, une mère ressort en disant à celle-ci, que ce n’était qu’un texte et rajoute : « ne t’avise pas de me tuer dans un autre. »

Le scénario de la cinéaste est en partie autobiographique et se déroule dans la mégapole nippone en 1987. La reconstitution semble exacte et joue sur la présentation en double de certains composants. Ainsi le court film d’enfants en pleurs qui ouvre l’œuvre est évoqué dans un autre contexte par une voisine de la famille.

Fuki est douée d’une imagination fertile et Hayakawa garde floues les frontières entre rêve, souvenirs et réalités. La préadolescente va à l’école et y voit quelques amies dont une nouvelle, Kuhiro, qui a des parents beaucoup plus riches.

Enfant unique, elle doit s’occuper en partie de l’appartement, Sa mère, cadre intermédiaire dans une entreprise, est submergée de travail et est astreinte à suivre un cours sur les relations interpersonnelles. Le père est cancéreux et Fuki va souvent le voir à l’hôpital et y est serviable comme le démontre la courte scène impliquant un vieux couple dont le mari est en partie comateux. Fuki est par ailleurs intéressée par les sciences paranormales qu’elle pratique avec un certain succès et qui lui permettent d’atteindre à une certaine vérité.

Signe d’une maturiré précoce.

L’agencement entre les divers moments de ces quelques mois est servi par un montage judicieux d’Anne Klotz qui insère des épisodes où la jeune fille, cadrée de près à vélo est ensuite vue sur une route devant un soleil couchant. La cinématographie mobile d’Hideho Urata participe aussi de ce passage fluide entre les divers éléments.

L’arrivée tardive du tableau, Portrait d’Irène d’Auguste Renoir, donne son titre à ce long métrage. La cinéaste rend ainsi un hommage à son père mais rappelle également la rencontre fin XIXe de ces deux mouvements artistiques que furent le japonisme et l’impressionnisme. Par ailleurs, elle réussit aussi à délimiter chaque lieu de l’action de manière simple et précise.

Chie Hayakawa a réussi à trouver en Yui Suzuki l’interprète idéale pour ce rôle central, mélange d’innocence et de caractère trempé. Dans le rôle du père plus âgé, Lily Franky, interprète du personnage pivot dans Une affaire de famille (Manbiki kazoku) de Kore-eda, amène une grande sensibilité à ce rôle peu disert. Hikari Ishida rend très crédible la mère, bousculée par les événements et par moments plus volubile.

L’arrivée tardive du tableau, Portrait d’Irène d’Auguste Renoir, donne son titre à ce long métrage. La cinéaste rend ainsi un hommage à son père mais rappelle également la rencontre fin XIXe de ces deux mouvements artistiques que furent le japonisme et l’impressionnisme. Par ailleurs, elle réussit aussi à délimiter chaque lieu de l’action de manière simple et précise.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Chie Hayakawa

Scénario : Chie Hayakawa. Direction photo : Hideo Urata. Montage : Anne Klotz. Musique : Rémi Boubal.

Genre(s)
Drame de l’adolescence
Origine(s)
Japon
États-Unis / France / Indonéside
Qatar / Singapour / Philippines
Année : 2025 – Durée : 2 h
Langue(s)
V.o. : mixte; s.-t.a. ou s.-t.f., farsi; s.-t.f.
Runâwaru

Chie Hayakawa

Dist.
En attente
Contact/Prod.
[ Film Movement ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Musée ]

Classement
En attente

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]