The Woman King

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 16 septembre 2022

SUCCINCTEMENT.
Inspiré de faits réels. On suit le destin épique de la Générale Nanisca, qui entraîne une nouvelle génération de recrues et les prépare à la bataille contre un ennemi déterminé à détruire leur mode de vie.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Pascal Grenier

Nous

étions

guerrières

The Woman King a le grand mérite de
s’intéresser à une part d’histoire
rarement abordée au cinéma.Inspirée de
faits vécus,l’action se situe il y a
deux cents ans dans le royaume
de Dahomey en Afrique de l’Ouest
.

Apparaissant auparavant que dans de nombreux contes et légendes en éwé et fon (deux langues majoritaires africaines et ancestrales), mais aussi en français (la bande dessinée Les passagers du vent de François Bourgeon), c’est rafraîchissant de voir ce pan d’histoire plutôt méconnu dans la culture populaire. Réalisé par Gina Prince-Bythewood (Love & Basketball) qui a fait un retour au cinéma en 2020 après douze ans d’absence avec le drame d’action The Old Guard pour Netflix, The Woman King est un drame historique passionnant qui marie action et émotion avec beaucoup de doigté.

Mené par l’impériale Viola Davis qui sous la gouverne sous du roi Ghézo (John Boyega) incarne avec fermeté la Générale Nanisca dont la mission est d’entraîner une nouvelle génération de recrues (surnommée les Agojie) et les prépare à une éventuelle bataille contre l’empire d’Oyo afin de mettre fin à son statut de tributaire.

Le gros plan, comme valider sa majestuosité.

Pour ce qui est de la véracité historique, le film peut paraître contradictoire alors que si l’on y creuse un peu, on dénote que le commerce des esclaves s’est poursuivi sous le règne de Ghézo même après sa victoire contre l’empire d’Oyo et ce n’est qu’avec le blocus naval des Britanniques quelques décennies plus tard que le roi Ghézo va mettre fin à ce commerce. Mais toujours est-il que le film fonctionne malgré tout grâce à sa structure dramatique solide, son souffle épique et le lien étroit (propre au cinéma d’action) qui se noue entre les personnages féminins.

Un lien palpable renforcé par une interprétation d’ensemble fort convaincante où se démarque la nouvelle venue (Thuso Mbedu) qui possède une présence naturelle et un charisme fou. Si l’on ajoute une facture soignée, The Woman King s’impose comme une superproduction haute en couleur et en intensité qui s’inspire des modèles des meilleurs films de Mel Gibson (Braveheart / Cœur vaillant et Apocalypto) sans toutefois le même degré de violence et de brutalité graphique; la production ayant opté pour une approche moins sanglante  et un certificat moins sévère avec ce PG 13.

… le film fonctionne malgré tout grâce à sa structure dramatique solide, son souffle épique et le lien étroit (propre au cinéma d’action) qui se noue entre les personnages féminins.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Gina Prince-Bythewood

Scénario
Maria Bello, Dana Stevens
D’après un récit de Danna Steven

Direction photo
Polly Morgan

Montage
Terilyn A. Shropshire

Musique
Terence Blanchard
Lebo M.

Genre(s)
Drame historique

Origine(s)
États-Unis

Canada

Année : 2022 – Durée : 2 h 15 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

La femme roi

Dist. [ Contact ] @
Columbia Pictures

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

[ Violence ]

Diffusion @
Cineplex

[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]