L’enclos de Wabush

SUCCINCTEMENT.
Wabush, la quarantaine, sans enfants, sans emploi, tout bonnement, perdu parmi les siens. Mais ayant causé un scandale au sein de sa communauté. La cause : une crise existentielle qu’il traverse depuis qu’il est conscient de ses propres névroses. Et autour de lui, des personnages aussi complexes que simplement humains. Ça se passe à Kitchike, un lieu autochtone inventé par l’auteur pour raconter un Peuple.

CRITIQUE.
[ SCÈNE. En ligne ]

★★★★

texte
Élie Castiel

Échos

réverbérants

La scénographie de Max-Otto Fauteux situe l’environnement de Wabush, celui par qui le scandale arrive, dans un lieu presque surréaliste. En plus, un décor qui sied parfaitement à la langue utilisée, du québécois autochtonisé, ce qui donne une écriture limpide, ludique, corrosive, doublement ironique, cynique le plus souvent, allant droit au but, faisant fi de toutes tournures grammaticales erronées, s’en tenant aux personnages, ce qui veut simplement dire l’Humain, pour s’y tenir proche, accentuer ses démarches, comprendre ses complexités, ses indignations.

Et bien encore, et surtout, essayer de comprendre une culture. Car L’enclos de Wabush, ce n’est pas seulement la clôture qui enferme le personnage principal, mais cette prison où, à travers les siècles, les peuples autochtones s’y sont retrouvés, plus pour le mal que pour le bien. On les a christianisés, mais sans leur enlever leurs rituels ancestraux, sans leur faire oublier leur(s) langue(s). Ils ont assimilé le français, certes, mais tout en préservant des dialectes qui se perdent dans la nuit des temps.Suite

Le Québécois Omar Sy… et les autres

TRIBUNE LIBRE.

texte
Sylvio Le Blanc

L’acteur français Omar Sy joue le rôle d’un Québécois dans le film L’appel de la forêt (The Call of the Wild), d’après d’œuvre de Jack London, avec Harrison Ford dans le rôle-titre. L’action se déroule au Yukon, à la fin du XIXe siècle. Il porte le patronyme de Perrault, typiquement français. Les Noirs étaient pourtant alors rarissimes au Québec (et ceux qui s’y trouvaient n’étaient pas aventuriers ou coureurs des bois) et inexistants dans le Nord canadien. Au moins, si on avait choisi un Inuit, dont le peuple a longtemps régné sur ces froides contrées, mais non. Drôle d’époque que la nôtre. Il faut à tout prix placer un acteur de couleur dans les films, même quand cela n’a aucun sens, historiquement parlant.

Djimon Hounsou.

Suite

Semaine
du Vendredi 04 au Jeudi 10 juin 2021

AVIS
Les textes sont publiés aussitôt que possible, à mesure que les films sont vus.
Certaines bandes-annonces de films étrangers pourraient ne pas être sous-titrées.

 

S O M M A I R E
Semaine 23
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CRITIQUES.

LE FILM
de la semaine

« Prix du meilleur scénario »
Mostra de Venise 2020
THE DISCIPLE
Chaitanya Tamhane

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