RÉSUMÉ SUCCINCT
Alors même que sa famille et ses voisins ont tous fini par céder, Bhola, propriétaire d’un lopin de terre hérité de son père, affronte la puissante société immobilière, source du problème.
RÉSUMÉ SUCCINCT
Bertille, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, est atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment.
ANGLE | CRITIQUE | Élie Castiel
★★★ ½
Joséphine Japy, nous l’avions remarquée dans Retour, de Mélanie Laurent et plus tard, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, de Ken Scott. Prodigieux renvoi d’ascenseur pour Qui brille au combat où, cette fois-ci, elle dirige Mélanie Laurent. Comme si ce lien entre les deux signifiait une sorte de relation fusionnelle avec le cinéma, susceptible d’établir un équilibre.
Quand le cinéma se substitue
au drame familial
avec grâce et retenue
Le titre du film aurait supposé le point d’interrogation, mais au contraire, ce manque intentionnel de ponctuation dénote cette ouverture à l’inconnu, dans le même temps se référant aux divers états d’âme des personnages, qu’il tente d’occulter, et à des situations qu’ils inventent pour mieux amadouer l’inconnu, cette maladie dont est atteinte Bertille (excellente Sarah Pachoud, de formation, apparemment circassienne). Un titre neutre, présent tout au long du film et auquel même la fin, d’une pureté indocile, soumet irréversiblement au libre arbitre.
Sur fond d’océan, ouvert à tous les possibles.
Et pourtant, la famille dont il est question est un véritable champ de bataille, où les nombreuses fois où la maladie génère comme par réaction physique tout à fait normale, la normalité déconstruite, estropiée de l’une entre, sans le vouloir, en conflit avec la fragilité des autres – très bonne performance de Mélanie Laurent, et tout autant de notre Pierre-Yves Cardinal national.
Car avant tout, la mise en scène de Joséphine Japy, dont c’est ici son premier long métrage en tant que réalisatrice, demeure délibérément un exercice de style, un regard bien défini sur la signification des images en mouvement, tout ce que la principale intéressée aura enregistré tout au long de sa carrière d’actrice.
Prodigieux renvoi d’ascenseur pour Qui brille au combat où, cette fois-ci, elle dirige Mélanie Laurent. Comme si ce lien entre les deux signifiait une sorte de relation fusionnelle avec le cinéma, susceptible d’établir un équilibre.
Et devant la présence de Mélanie Laurent, une assiduité bien sentie et une conviction encore plus exigeante, presque joliment intimidante qu’on observe tout au long du film, comme si Laurent, en catimini, lui donnait des conseils. Juste une supposition, car Qui brille au combat demeure un film personnel où l’intimité du propos brille par sa vertu de donner aux signes de la maladie ses accents de vérité imperceptible.
P R I M E U R
Sortie Vendredi 12 juin 2026 [ Séances très limitées ]
RÉSUMÉ SUCCINCT Une préadolescente à l’imagination fertile doit aider ses parents.
ANGLE | CRITIQUE | Luc Chaput
★★★ ½
Impressions
soleil couchant
Invitée à rencontrer un dirigeant de l’établissement scolaire de sa fille, une mère ressort en disant à celle-ci, que ce n’était qu’un texte et rajoute : « ne t’avise pas de me tuer dans un autre. »
Le scénario de la cinéaste est en partie autobiographique et se déroule dans la mégapole nippone en 1987. La reconstitution semble exacte et joue sur la présentation en double de certains composants. Ainsi le court film d’enfants en pleurs qui ouvre l’œuvre est évoqué dans un autre contexte par une voisine de la famille.
Fuki est douée d’une imagination fertile et Hayakawa garde floues les frontières entre rêve, souvenirs et réalités. La préadolescente va à l’école et y voit quelques amies dont une nouvelle, Kuhiro, qui a des parents beaucoup plus riches.
Enfant unique, elle doit s’occuper en partie de l’appartement, Sa mère, cadre intermédiaire dans une entreprise, est submergée de travail et est astreinte à suivre un cours sur les relations interpersonnelles. Le père est cancéreux et Fuki va souvent le voir à l’hôpital et y est serviable comme le démontre la courte scène impliquant un vieux couple dont le mari est en partie comateux. Fuki est par ailleurs intéressée par les sciences paranormales qu’elle pratique avec un certain succès et qui lui permettent d’atteindre à une certaine vérité.
Signe d’une maturiré précoce.
L’agencement entre les divers moments de ces quelques mois est servi par un montage judicieux d’Anne Klotz qui insère des épisodes où la jeune fille, cadrée de près à vélo est ensuite vue sur une route devant un soleil couchant. La cinématographie mobile d’Hideho Urata participe aussi de ce passage fluide entre les divers éléments.
L’arrivée tardive du tableau, Portrait d’Irène d’Auguste Renoir, donne son titre à ce long métrage. La cinéaste rend ainsi un hommage à son père mais rappelle également la rencontre fin XIXe de ces deux mouvements artistiques que furent le japonisme et l’impressionnisme. Par ailleurs, elle réussit aussi à délimiter chaque lieu de l’action de manière simple et précise.
Chie Hayakawa a réussi à trouver en Yui Suzuki l’interprète idéale pour ce rôle central, mélange d’innocence et de caractère trempé. Dans le rôle du père plus âgé, Lily Franky, interprète du personnage pivot dans Une affaire de famille (Manbiki kazoku) de Kore-eda, amène une grande sensibilité à ce rôle peu disert. Hikari Ishida rend très crédible la mère, bousculée par les événements et par moments plus volubile.
L’arrivée tardive du tableau, Portrait d’Irène d’Auguste Renoir, donne son titre à ce long métrage. La cinéaste rend ainsi un hommage à son père mais rappelle également la rencontre fin XIXe de ces deux mouvements artistiques que furent le japonisme et l’impressionnisme. Par ailleurs, elle réussit aussi à délimiter chaque lieu de l’action de manière simple et précise.