Les Waitress sont tristes

CRITIQUE.
[ Scène ]

★ ★ ★ ★

texte
Élie Castiel

Lonesome

Cowboy

Donner la parole à ceux qui ne
l’ont que rarement, pour ne pas
dire « jamais ». Leur accorder
le degré social auquel ils ont
droit, également leur octroyer
la visibilité dansla sphère
culturelle qui, souvent, les
marginalise, même si les choses
changent, lentement mais
sûrement depuis un certain temps.
Suite

À cause du soleil

CRITIQUE.
[ Scène ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Si loin…

si proche

En 1967, Luchino Visconti réalisait
L’étranger (Lo straniero),
très
fidèle à l’œuvre de Camus (même si
l’accueil critique fut
mitigé)
rassemblant des grosses pointures
comme Marcello
Mastroianni (Arthur
Meursault), Anna Karina (Marie Cardona)

et Georges Géret (Raymond). Le résultat
: un amalgame de
fiction traditionnelle
maîtrisée et d’essai existentiel que le

cinéaste transalpin exécutait à sa
façon grâce à un système
stratégique,
quasi militaire.

Force est d’admettre que Evelyne de la Chenelière, habituée à une plume combattante et pour qui « impossible n’est pas français », réussit à faire de ce roman sur l’affect  et l’absurde, quelque chose de l’ordre de l’empathie. Se mettre dans la peau d’un autre, ou mieux dit de s’y infiltrer, d’un personnage inventé il y 80 ans par un auteur au sommet de sa forme créatrice, alors qu’il s’agit de son premier roman. Tel est perçu Medi. On a l’impression que l’auteure et le metteur en scène ont mis tous les efforts pour « négocier » avec Camus, comme s’il était toujours présent dans leur conscience.Suite

Il trovatore

CRITIQUE.
[ Art lyrique ]

★ ★ ★ ★

texte
Élie Castiel

 

D’une

maestria

étonnante

Inhabituel lever du rideau de la saison 2022-2023 de l’Opéra de Montréal. Soir de première alors qu’on sentait dans salle, comble, comme d’habitude, un étrange air de renouveau, comme si l’après-pandémie devait apporter son lot de nouvelles approches à ce mode d’expression qui perdure depuis des siècles sans cesser de créer la controverse dans l’art de la représentation. L’opéra, pour qui? Pourquoi? Pour un public d’élites? Populaire dans le vrai sens du terme? Répondre à ces questions c’est jeter un pavé dans la mare. L’art lyrique subsiste contre vents et marées, attire, envoûte puisque la plupart des récits racontés renvoient à un discours sur la condition humaine et qu’en grande partie, le sentiment « amoureux » se perpétue selon une tradition qui se perd dans la nuit des temps.Suite

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