Il trovatore

CRITIQUE.
[ Art lyrique ]

★ ★ ★ ★

texte
Élie Castiel

 

D’une

maestria

étonnante

Inhabituel lever du rideau de la saison 2022-2023 de l’Opéra de Montréal. Soir de première alors qu’on sentait dans salle, comble, comme d’habitude, un étrange air de renouveau, comme si l’après-pandémie devait apporter son lot de nouvelles approches à ce mode d’expression qui perdure depuis des siècles sans cesser de créer la controverse dans l’art de la représentation. L’opéra, pour qui? Pourquoi? Pour un public d’élites? Populaire dans le vrai sens du terme? Répondre à ces questions c’est jeter un pavé dans la mare. L’art lyrique subsiste contre vents et marées, attire, envoûte puisque la plupart des récits racontés renvoient à un discours sur la condition humaine et qu’en grande partie, le sentiment « amoureux » se perpétue selon une tradition qui se perd dans la nuit des temps.Suite

Vías + Nicholas Bellefleur

CRITIQUE.
[ Danse ]

★★★ ½

texte : Élie Castiel

Elle Roy, interprète.
Crédit : Pierre Tran

Quelle approche prendre pour définir cette ouverture
de la saison 2022-2023 à Tangente si ce n’est que
par ce goût de total abandon, de rejet de tous codes
de la représentation. Et mis en perspective avec
un enthousiasme délirant. La salle elle-même,
la scène chorégraphique au centre; des deux côtés,
deux premières rangées en format coussins au sol
(il faut avoir le dos robuste et la patience soutenue),
une troisième composée de chaises placées contre
le mur, celles-ci confortable.
Arrivez dès l’ouverture des portes.

 

Rythmé

osant

le tout

pour

le toutSuite

Proje(c)t; les bonnes

CRITIQUE.
[ Scène ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Les diverses époques suggérées par la plume et l’imagination
de Roxane Loumède relèvent d’un rapport indicible à la mise
en scène, chacune d’elle, débutant par la Grande Dépression,
se cachant des yeux du spectateur, comme si une ouverture
trop pressante à chaque temps arracherait autant l’adaptation
que l’original de son caractère intemporel.

Pour apprécier ce Proje(c)t; les bonnes à sa juste valeur, il est primordial de reconnaître que les scènes contemporaines osent tout, déforment les codes lorsqu’il le faut (et même souvent lorsqu’il ne le faut pas), s’ouvrent à ces multiples tentations permettant à des tentatives osées de s’afficher. Quitte à confondre, désorienter ou se permettre des excès, notamment dans le domaine de l’interprétation.

Adapter en demeurant soi-mêmeSuite

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