Festival du cinéma israélien de Montréal 2020

ÉVÈNEMENT
[ Programmation numérique ]

texte
Luc Chaput

The End of Love

(À cœur battant)

Un couple avec un jeune garçon vit dans deux pays différents. Il communique par le biais de téléphones cellulaires et de portable ou tablette. La caméra intégrée par le biais de Skype leur permet de dialoguer et de faire participer l’autre à des activités plus ou moins intimes. Chacun se sent ainsi encore partie du couple même au loin et ces plans plus ou moins larges et même très serrés rendent compte de l’évolution de leur relation dans la mesure où l’hors-champ devient de plus en plus important. Le film d’ouverture de ce festival (http://fcim.ca/), The End of Love (Sof Ha-Ahava / À cœur battant, titre en français) de la réalisatrice Keren Ben Rafael, d’ailleurs peut-être en première mondiale puisqu’inédit en France et en Israël, soutenu par une belle interprétation des deux acteurs principaux Judith Chemla et Arieh Worthalter, rendait ainsi compte de l’évolution de ce monde et ses passages en dialogues-caméras avaient un surplus de sens en ces temps incertains de pandémie.

L’hors-champ

des manèges humainsSuite

Comrade Dov

SUCCINCTEMENT
Portrait de Dov Khenin, seul Juif membre du parti arabe Hadash, à la Knesset d’Israël. 

DÉCOUVERTE
[ Israël ]

texte
Élie Castiel

★★★★

Pendant 13 ans, il a siégé à la Knesset, imposant un discours favorable  à l’idée d’un dialogue intelligent entre Israéliens et Palestiniens, au grand dam des autres membres du parlement et d’une partie de la population qui le traite de communiste, d’ennemi à la nation et de Juif ashkénaze privilégié. Les Arabes israéliens sont, bien entendu, de son côté et admirent sa gouaille, son calme agité quoique contrôlé et un sens de la répartie irréprochable.

Persona non grataSuite

Lines

DÉCOUVERTE
[ Grèce ]

texte
Élie Castiel

★★★★

Quelles sont ces étranges lignes que trace Vassilis Mazomenos, chantre invétéré d’un cinéma grec de la post-modernité, véhiculant dès ses débuts, des préoccupations urgentes et essentielles qui marquent son pays.  Peut-être celles qu’on a du mal à imaginer, ces lignes de démarcation d’un film-enquête, témoignage personnel au vitriol d’une Grèce nouvelle créée de toute pièce. Les coupables : la mondialisation déchaînée, le nouvel ordre économique ne protégeant, et à peine, que les grandes puissances puisque ce sont les plus avantagées des nations qui profitent de cette manne inventée artificiellement par des conglomérats de la haute finance.

S.O.S… GRÈCESuite

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