Les enfants de la Résistance

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 15 mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un village à l’heure allemande.

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★

 

Les petits

chaperons noirs

 

En septembre 1939, les mobilisés partent de la place du village. François vient dire au revoir à son cousin Martin qui lui a confié quelques jours plus tôt une tâche à accomplir. Le scénario du réalisateur et de Stéphane Keller, son collaborateur pour La Guerre des boutons, adapte les deux premiers tomes du la série éponyme de bandes dessinées. Dans un village situé sur un plateau du centre-est de la France, la vie se déroule normalement pour les enfants d’agriculteurs, de notaire ou d’autres professions ou métiers jusqu’à ce que la guerre puis l’arrivée de réfugiés fuyant l’armée nazie changent complètement la donne.

Le récit reprend donc plusieurs épisodes qui ont déjà fait l’objet de films ou de téléséries européennes mais en se concentrant sur le regard, les motivations et les actions des enfants. Deux amis François et Eusèbe comprennent de mieux en mieux les raisons des bouleversements et s’interrogent sur certaines attitudes de voisins spécialement après l’arrivée de Lisa, une jeune orpheline. Les premières actions du trio se produisent plus par jeu. L’emploi par temps froid de manteaux avec capuchon qui leur donne l’apparence de chaperons noirs renforce cette idée de conte dans lequel la dissimulation est omniprésente.

Pas vraiment un jeu de guerre.

La cinématographie de Jérôme Alméras, en désaturant les couleurs, augmente le sentiment de grisaille et de danger que des événements subséquents confirmeront. La présence fugace de prisonniers de guerre venus également de l’espace colonial français, les discussions au café du coin et les diktats de l’armée allemande font ainsi partie de cet environnement qui confronte ces écoliers à des situations dont il leur ait de plus en plus difficile de s’extirper.

L’emploi par temps froid de manteaux avec capuchon qui leur donne l’apparence de chaperons noirs renforce cette idée de conte dans lequel la dissimulation est omniprésente.

 

Les trois jeunes interprètes font preuve d’un bel allant dans ce jeu de pistes risqué. C’est pourtant Artus dans le rôle de Marcel, qui imprime de sa masse agile le tracé de ce groupe, laissant aux autres interprètes adultes peu de grain à moudre. Seuls Gérard Jugnot, complice habituel du cinéaste, dans le rôle d’un curé qui en a vu d’autres et Stefan Konarske en junker Jaeger tirent leur épingle du jeu.

Les leçons d’histoire remplies de fraternité, d’entraide mais aussi de compromission sur cette guerre sont ainsi amenés par petites touches dans une mise en scène d’une certaine bonhomie plaçant la plupart des morts en hors-champ. Cette plongée en compagnie d’enfants dans une époque qui semble maintenant moins lointaine ne réussit pourtant pas à atteindre le niveau de certains de ses illustres prédécesseurs.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Christophe Barratier

Scénario : Christophe Barratier, Stéphane Keller; d’après la BD de Vincent Dugomier et Benoît Ers. Direction photo : Jérôme Alméras. Montage : Simon Burdet, Yves Deschamps. Musique : Philippe Rombi.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 41 min
Langue(s)
V.o. : français
Les enfants de la Résistance

Christophe Barratier

Dist.
Métropole Films
Contact/Prod.
[ Mongrel Media ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Obsession

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 15 mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide folle de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale.  

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★½

Après un film de 62 minutes, dans sa durée, frontière entre le moyen et le long, sorti presqu’exclusivement en ligne, l’acteur-réalisateur Curry Barker persiste et signe un premier long métrage auréolé par plusieurs bonzes de la critique et de la production.

 

Vœux pieux

et

frustrations

 

Excercice auquel se livrent plusieurs réalisateurs puisque chez nos voisins du Sud, tout en matière de cinéma est affaire d’argent, de deal, de promesses qu’il faut tenir, même pour les petits budgets : c’est-à-dire atteindre le plus possible aux guichets. Faut-il quand même rappeler que le film a coûté moins qu’un million à faire.

Disons-le sans ambages, Obsession devrait atteindre ses objectifs, non seulement pour la folie meurtrière et intentionnellement gratuite qu’il exhibe avec un sens démesuré et souvent clownesque de la dérision et de la folie, mais aussi parce qu’il est réalisé par un jeune, né en 1999, bien au courant des attentes de ceux et celles de sa génération. D’où un casting qui assume totalement son identité. Rien n’est laissé au hasard sur ce plan – Quelques personnes d’autres générations apparaissent dans de très brèves scènes, pas plus.

Personne ne connaît mes véritables désirs.

Bear (rôle tenu par Michael Johnston le plus naturellement du monde, ne sachant pas ce qui lui arrive, allant même jusqu’à…). Il est secondé par son copain de travail, Ian (excellent Cooper Tomlinson). Et l’amour de sa vie, Nikki, dont le rôle est campé par Inde Navarette (d’une mère australienne et d’un père mexicain), d’où sa pugnacité excessive et constants revirements de comportement.

Entre s’aimer et se détruire, quelques pas, quelques situations (très) embarrassantes, de l’hémoglobine par défaut et une finale qu’on ne révélera pas. Car voyez-vous, Obsession nous paraît avant tout comme un regard percutant sur les frustrations sexuelles d’une certaine Amérique contemporaine.

C’est rocambolesque, tonitruant et complètement centré sur soi. Encore une fois, le film aura sans doute du succès. En attendant de voir une de ses prochaines réalisations, Texas Chainsaw Massacre, actuellement en préproduction.

Lorsque le générique de fin s’installe, on a droit à une chanson qui évoque une époque vintage du cinéma américain, hommage sans doute de Barker à tous ces vieux films qu’il a sans toute visionnés.

Le scénario, bancal, volontairement maladroit : comment croire à cette boîte magique qui se vend si librement et qui permet qu’un vœu se matérialise, mais avec des conditions bien spécifiques ?

C’est rocambolesque, tonitruant et complètement centré sur soi. Encore une fois, le film aura sans doute du succès. En attendant de voir une de ses prochaines réalisations, Texas Chainsaw Massacre, actuellement en préproduction.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Curry Barker

Scénario : Curry Barker. Direction photo : Taylor Clemons. Montage : Curry Barker. Musique : Rock Burwell.

Genre(s)
Suspense psychopathologique
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 48 min
Langue(s)
V.o. : anglais, s.-t.f. & Version française
Obsession

Curry Barker

Dist.
Universal Pictures Canada
Contact/Prod.
[ Focus Features ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc ]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 16 ans
[ Violence / Horreur ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Pati Patni Aur Woh Do

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 15 mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Chintu se retrouve coincé entre sa femme et une autre femme. Faut-il qu’il soit obligé de géré la situation lorsqu’une troisième femme entre dans sa vie.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Mudassar Aziz

Genre(s)
Comédie
Origine(s)
Inde
Année : 2026 – Durée : 1 h 55 min
Langue(s)
V.o. : hindi; s.-t.a.
Husband, Wife and Her 2

Mudassar Aziz

Dist.
Imtiaz Mastan
Contact/Prod.
[ T-Series Films ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

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