The Death of Robin Hood
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 juin 2026
La dernière année de Robin des bois.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★
Le personnage de Robin Hood est le fruit d’un jeu de mots, voler en portant une cape. Il existe dans la littérature anglaise depuis le Moyen-Âge et a donné plusieurs itérations reliées au moment de la réécriture comme symbole d’une révolte populaire ou nobiliaire contre les oppressions. Michael Sarnoski s’est inspiré d’A Gest of Robyn Hode et construit son scénario en deux parties très distinctes d’ailleurs filmées dans un format différent. La première, se déroulant en 1247, est dans un 2:41 très sombre aux couleurs terriennes dans laquelle même le vert louche vers le brun. Dans les plateaux et montagnes, un homme à pied, sans épée mais portant un coutelas et un arc, chemine on ne sait vers quoi et fait une rencontre qui devient risquée.
Vendetta
et rachat
Puis retrouvant un ami, John, le Petit Jean de l’équipée, il l’aide à reprendre son dû. La violence est crue, frontale et des vies passent rapidement ou plus difficilement à trépas dans des corps à corps intenses. Un combat avec le paterfamilias ennemi prend des proportions homériques dans des lueurs quasi infernales. C’est là la représentation la plus directe de cette époque de l’humanité appelée en anglais Dark Ages.

Comme une sensation de finitude.
Gravement blessé, Robin est transporté dans un autre lieu et le cadre devient du 1.66 nimbé d’une grande luminosité par le travail du directeur photo Pat Scola (Sing Sing). Le récit se transporte dans un couvent îlien, havre paisible avec son jardin de simples et d’arbres fruitiers. Accueilli sous un pseudonyme, Randolph reprend goût à la vie et à la beauté du monde sous les bons soins de la prieure.
Après Pig sur un truffier marginal, le cinéaste a presque réussi à clore de façon crépusculaire la saga de cet individu qui a donné de belles heures à Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Sean Connery et Kevin Costner.
Jodie Comer, avec une force tranquille, y continue de creuser le sillon de cette ère entamée dans The Last Duel. Le vétéran de campagnes de larcins aide avec ses aptitudes diverses de plus en plus la communauté dans laquelle la violence est plus sourde. Un lépreux, ancien soldat caché dans une armure de bandages auquel Murray Bartlett imprime les volutes de sa voix, lui signale une autre voie dans laquelle l’accompagne une petite fille. Hugh Jackman, dans ce Robin qui a des allures similaires à son Logan, apporte à chaque pan de son personnage une variété d’attitudes qui sont le reflet sensible de son évolution intérieure.
Après Pig sur un truffier marginal, le cinéaste a presque réussi à clore de façon crépusculaire la saga de cet individu qui a donné de belles heures à Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Sean Connery et Kevin Costner.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Michael Sarnoski
Scénario : Michael Sarnoski. Direction photo : Pat Scola. Montage : Andrew Monshein. Musique : Jim Ghedi.
Genre(s)
Drame
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 2 h 02 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
La mort de Robin des bois

Michael Sarnoski
Crédit : Jordan Strauss
Dist.
Entract Films
Contact/Prod.
[ Elevation Pictures ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]




Cette suite, sortant sept ans après la précédente, clôt, de manière beaucoup plus que satisfaisante, cette série qui montre encore une fois après Inside Out, Monsters Inc, Wall-E et Ratatouille que les petits bonhommes peuvent apporter de nombreux commentaires pertinents sur le monde moderne.
É
