Le rêve américain
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 avril 2026
Deux Français tentent de devenir agents de joueurs dans la NBA.
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parmi
les codes
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★
Dans une grande ville américaine, trois personnes se rendent à un hôtel chic. L’athlète se voit offrir d’utiliser seul la chambre réservée. Il refuse quand il découvre que ses deux compères iront dans un endroit de plus basse catégorie.
La scène se passe au début de ce siècle et les deux hommes croient avoir découvert une pépite qui les fera entrer dans le monde sélect des agents sportifs pour la NBA (National Basketball Association), organisation milliardaire qui commence à étendre ses tentacules partout sur la terre. Des joueurs de divers nationalités étant devenus des vedettes, Bouna et Jérémy considèrent qu’ils ont des possibilités s’ils trouvent leurs équivalents sur le territoire français puisque déjà Tony Parker est en train de montrer la voie.
Le scénario du réalisateur Anthony Marciano (Les Gamins) reprend le canevas des histoires édifiantes de personnes parties de peu qui atteignent le sommet par bagout, talent ou volonté.
Un paragraphe dans le générique final reconnaît que des faits ont été changés et enjolivés ce que, de toute façon, une recherche sur Wikipédia après le visionnement démontre facilement. Le réalisateur réussit pourtant à créer à partir de ces personnalités qui sont d’ailleurs producteurs, des personnages hauts en couleurs aux parcours divergents et qui se retrouvent. La connaissance de l’anglais et des codes inscrits dans cette institution devient ainsi des embûches multiples.

La meilleure façon de marcher.
L’arrière-plan documentaire sur le milieu sportif français, les longues heures de routes et de présences dans des arénas secondaires et autres nécessités monétaires, colore tout au long du film cette ascension incertaine dans laquelle les marches et démarches sont multiples.
Un paragraphe dans le générique final reconnaît que des faits ont été changés et enjolivés ce que, de toute façon, une recherche sur Wikipédia après le visionnement démontre facilement.
L’interprétation enjouée et toujours dans la bonne note des deux interprètes principaux, Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard, arrime cette comédie sociale avec ses bons mots, ses passages sur l’esbroufe dans laquelle les acteurs secondaires forment une belle troupe. La cinématographie d’Antony Diaz garde un côté télévisuel de haut de gamme que soutient une musique souvent envahissante.
Pour les spectateurs québécois, des rues et autres lieux montréalais servent d’endroits de remplacement pour des métropoles américaines, ce qui pourrait distraire un peu de l‘écoute de ce long métrage qui a des points de ressemblance également avec White Men Don’t Jump, de Ron Shelton.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Anthony Marciano
Scénario : Anthony Marciano. Direction photo : Anthony Diaz. Montage : Guillaume Lauras. Musique : Dédouze.
Genre(s)
Comédie dramatique sportive
Origine(s)
France
Année : 2026 – Durée :2 h 06 min
Langue(s)
V.o. : français, anglais; s.-t.a.
| The American Dream

Anthony Marciano
Dist.
Immina Films
Contact/Prod.
[ Gaumont ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]



D
Une magnifique comédie noire où les protagonistes se posent des questions sur des enjeux sociaux, dont… qui sont aussi fondamentaux que les guerres qui sévissent en ce moment. Troublant, élégant, magnifiquement mis en mouvement.