La force du destin

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 août 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Le 7 décembre marque l’ouverture de la saison du légendaire opéra de Milan, la Scala. Ce soir-là, la ville entière vibre au rythme de cet événement baptisé la Prima. Les amateurs d’opéra du monde entier se pressent pour assister à cette représentation. Cette année, c’est La forza del destino, œuvre de Verdi, qui inaugure la saison 2024-2025.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

 

On est en droit de se poser la question sur les raisons qui ont poussé Annisa Bonnefont à choisir la saison 2024-2025 pour la Prima, autrement dit, la Première de la saison à La Scala de Milan, alors que tout le gratin milanais et des amateurs d’opéra de partout essaient de se procurer un billet, quel qu’en soit le prix.

 

Dans les coulisses

 

Sans doute que Verdi était un atout formidable pour un tel choix. Un compositeur rassembleur, aux airs connus par plusieurs classes sociales, dont certains repris dans le monde éparpillé du cinéma.
Il faut dire néanmoins que La Scala a donné son accord pour ce projet. Donc, une entente entre les deux parties.

Ce qui donne à La Scala: La forza del destino sa plus grande originalité, c’est bel et bien le travail de toute une équipe de techniciens de scène, de chanteurs et chanteuses, bien sûr, d’un chœur, d’un chef d’orchestre, de tout un arsenal presque militaire pour que tout se déroule tel que prévu. Une telle soirée ne peut se permettre une seule erreur, du moins lorsque visible par l’œil averti.

Les airs de La forza del destino, bien connus des amateurs d’opéra, compte moins dans ce film que le temps consacré à l’élaboration de la soirée.

Comme si c’était le soir de la Prima.

Le montage adroit de Guerric Catala et la direction photo nerveuse et précise de Martina Cocco assurent une continuité dans cet assemblage-hommage d’une extrême force de persuasion. Nous sortons ravis de cette expérience unique, de celles rarement vues au cinéma et dont nous ne sommes pas certains qu’elle se reproduira.

Le montage adroit de Guerric Catala et la direction photo nerveuse et précise de Martina Cocco assurent une continuité dans cet assemblage-hommage d’une extrême force de persuasion.

D’une part, il s’agit d’une proposition qui ajoute un nouveau genre dans la longue liste déjà attribuée aux longs métrages ; de l’autre, une piste sans doute à suivre sur les diverses manifestations thématiques qu’offrent les images en mouvement. Essentiel ? Peut-être pas. Édifiant ? Tout à fait. Puisqu’en ce moment, le monde a plus que besoin de toutes formes d’art, de musique surtout et de créativité, bien plus que les milliards dépensés dans ces guerres, alors que ceux qui les ont provoquées sans raisons profondes sont les seuls à avoir totalement tort et que personne n’ose arrêter.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Anissa Bonnefont

Scénario : Anissa Bonnefont, Myriam Weil. Direction photo : Martina Cocco. Montage : Guerric Catala. Musique : Jack Bartman.

Genre(s)
Documentaire musical
Origine(s)
France / Italie
Année : 2025 – Durée : 1 h 31 min
Langue(s)
V.o. : mixte; s.-t.f. & s.-t.a.
La Scala: La forza del destino
Th Force of Destiny

Distributeur
A-Z Films

Contact info.
[ MDE Films ]

Anissa Bonnefont
Crédit : @ RottenTomatoes

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien / du Musée]
Séances limitées au Musée
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

 

Le rire et le couteau

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 août 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT

RÉSUMÉ SUCCINCT
Sérgio voyage dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour travailler comme ingénieur environnemental sur la construction d’une route entre le désert et la forêt. Il se lie à deux habitants de la ville, Diára et Gui, dans une relation intime mais déséquilibrée.

 

Le Film
| de la semaine |

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★★

 

n 2008, Pedro Pinho réalise avec Federico Lobo le documentaire portugais Bab Sebta (La porte de Ceuta), le passage frontalier entre le Maroc et l’enclave espagnole, dont on parle encore aujourd’hui. Pourquoi ce préambule : pour la simple raison que Le rire et le couteau s’intéresse aussi à l’intrusion du héros (si on peut ainsi l’appeler) dans un territoire qui n’est pas le sien. Sérgio (excellent Sérgio Coragem) est un ingénieur environnemental engagé par une ONG pour la construction d’une route en Guinée-Bissau. Un projet qui ne semble pas trop compliqué.

 

D’ici et d’ailleurs

 

Mais le film commence d’ailleurs par une série de défaillances locales suggérant que Sérgio a de la difficulté à trouver sa place dans cette région d’Afrique (encore l’Afrique !, comme dans Bab Sebta). Seules deux personnes locales feront en sorte qu’il pourra mener à bien (façon de parler) sa mission : d’une part Diára (aux jeux d’interprétation multiples bien sentis par Cleo Diára) et Gui, homosexuel notoire (magnifique Jonathan Guilherme au jeu sensationnel). Bizarrement, ils conservent plus ou moins leurs véritables prénoms comme si le film se présentait tel un documentaire alors qu’il s’agit d’une fiction. Ou encore une stratégie du réalisateur pour questionner notre regard ?

Pinho joue sur la forme, sur la dialectique des images en mouvement et sur ce qu’elles peuvent arriver à transmettre comme points de références à un film qui ‘fait semblant’ de chercher sa voie. C’est ainsi que Pedro Pinho semble filmer, chercher ses propres intentions en tant que cinéaste, explorateur, ethnographe même, comme si le cinéma, d’une certaine façon n’était qu’un simple matériau pour la fabrication d’un film : sons, caméra, jeux des comédiens, juxtapositions, montage, cadrage, tout ce qui se rapporte à la finalisation du tournage.

Un étrange rapport fait de plaisirs et de concessions.

Entre Bab Sebta et ce film, une frontière où les protagonistes impliqués perdent le sens d’où ils sont sortis et ne savent plus où ils se dirigent. Leur but : retrouver un ailleurs de tous les possibles. C’est ce qui rend le travail de Pinho tout aussi remarquable et digne des grands cinéastes, de plus en plus rares en ce moment.

Le titre anglais, I Only Rest in the Storm, rend la proposition encore plus proche du déroulement et d’un point de vue psychanalytique en pleine harmonie avec le personnage central qui ne peut trouver l’équilibre mental que dans la tempête, le tumulte, le chaos le plus total. Le titre français, Le rire et le couteau, il nous semble, ne mène à rien, à moins que quelque chose nous échappe.

Si le but de Pedro Pinho est tel, c’est qu’il aura défendu le cinéma comme un outil où les sensations partagées entre un individu et son entourage en temps réel ne sont que les normes à se bâtir son propre équilibre, hors de toutes influences extérieures.

Les points de vue se succèdent selon les évènements, la véritable proposition se dilate en plusieurs émerveillements qui font oublier le but de la véritable mission. Sérgio se transforme en aventurier, même si en fin de compte, il pourra produire un rapport à ses patrons.

En revanche, son voyage se poursuivra sans doute vers une destination plus personnelle.

Si le but de Pedro Pinho est tel, c’est qu’il aura défendu le cinéma comme un outil où les sensations partagées entre un individu et son entourage en temps réel ne sont que les normes à se bâtir son propre équilibre, hors de toutes influences extérieures.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Pedro Pinho

Scénario : Pedro Pinho, Miguel Seabra Lopez, Luisa Homem, Marla Laça, José Filipe Costa, Miguel Carmo, Tiego Hespanha, Leonor Naivo, Luís Miguel Correia, Paul Choquet. Direction photo : Ivo Lopes Araújo. Montage : Karen Akerman, Cláuda Rita Oliveira, Ritan M. Pestana, Pedro Pinho. Musique : Corpotxa, Mazulu.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Brésil / France
Portugal / Roumanie
Année : 2025 – Durée : 3 h 37 min
Langue(s)
V.o. : mixte; s.-t.f.
O Riso e a Faca

Distributeur
| Aucun distributeur |

Contact info.
[ Terratreme ]

Pedro Pinho
Crédit : @ IMDb

Diffusion
Cinémathèque québécoise

Classement (suggéré)
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Mr. Hero

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 août 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Hung, un chauffeur de taxi et père célibataire démuni, met en scène un faux acte de sauvetage héroïque pour financer l’opération chirurgicale vitale de sa fille malade.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Vo Thach Thao

Genre(s)
Mélodrame
Origine(s)
Vietnam
Année : 2026 – Durée : 2 h 03 min
Langue(s)
V.o. : vietnamien; s.-t.a.
An Hung

Distributeur
Imtiaz Mastan

[ Eastern Edge Films ]

Vo Thach Thao
Crédit : @ MPA

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

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