La Daronne

PRIMEUR
Sortie
Vendredi 05 mars 2021

SUCCINCTEMENT
L’interprète arabe Patience Portefeux collabore quotidiennement avec la brigade des stupéfiants de la police parisienne, cachant du même coup ses petites combines.

CRITIQUE.

★★★

texte
Luc Chaput

Une femme discute avec un inconnu en utilisant la bande son d’un jeu vidéo à participants multiples. Elle réussit à établir un bon contact.

L’avocate française Hannelore Cayre a transformé en fiction certaines des confidences qu’elle a eues dans son travail de défense de suspects accusés, en glanant des infos de leurs familles et autres proches. L’adaptation, par le réalisateur Salomé et par la romancière entre autres de ce roman qui a gagné plusieurs prix, se déroule tambour battant après un début où la vie et les divers problèmes familiaux et financiers de Patience Portefeux sont détaillés.

Mener une entreprise clandestine avec une subtile détermination.

Double

emploi

Isabelle Huppert, qui a d’ailleurs environ quinze ans de plus que l’héroïne, met toutes ses facultés à nous faire croire premièrement à son personnage d’interprète judiciaire arabo-français, veuve et mère de deux jeunes femmes d’environ vingt ans. Les fils de l’intrigue offrent à Patience une façon de sortir de son bourbier monétaire en lui permettant de composer un double capable de fourguer une grande quantité d’hachich. Huppert fait ensuite plaisir à voir en créant, par des astuces vestimentaires, cette femme arabe forte et riche qui mène son entreprise clandestine avec une subtile détermination.

Patience trouve d’ailleurs, dans madame Fo la propriétaire de son immeuble, un double asiatique bien construit et interprété avec aplomb par Jade-Nadja Nguyen. Philippe, le commandant de l’escouade antidrogues, de plus amoureux de son employée Patience, permet à Hyppolite Girardot de casser quelque peu l’image de ce type de policier beaucoup vu dans ce genre de films.

Cette comédie policière, à la morale douteuse, aplanit ses nombreuses incongruités par le rythme, servant d’écrin à une Huppert impériale.

La mise en scène de Salomé (Je fais le mort) nous promène de Barbès, à Belleville et dans de plus beaux quartiers soulignant au passage, par la cinématographie de Julien Hirsch et par les décors réels et la diversité des personnes rencontrées, le caractère multiculturel de l’agglomération parisienne. Cette comédie policière, à la morale douteuse, aplanit ses nombreuses incongruités par le rythme, servant d’écrin à une Huppert impériale.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation : Jean-Paul Salomé

Scénario
Jean-Paul Salomé
Avec la collaboration d’Antoine Salomé

Hannelore Cayre, d’après son roman

Direction photo : Brett Jutkiewicz

Montage : Julien Hirsch

Musique : Bruno Coulais

Son : François Dumont

Genre(s) : Comédie policière

Origine(s) : France

Année : 2020 – Durée : 1 h 45 min

Langue(s)
V.o. : français ; s.-t.a.

Mama Weed

Dist. @
Axia Films

Classement
Tous publics

En salle(s) @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Musée
Cineplex

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]