Les enfants
CRITIQUE
scène
texte
Élie Castiel
★★★
À la base, il y a un problème majeur : le texte d’origine. Il arrive pourtant qu’en le transposant dans une autre langue, il se crée, comme par un tour de magie, une transformation complète qui le rend subtile, saisissant, plus agréable pour l’ouïe. Dans le cas des Enfants, Maryse Warda hésite, nul doute inconsciemment, tantôt trop populaire, tantôt à moitié engagée.
D’une part, dommage pour le texte de Lucy Kirkwood qui, malgré de très louables intentions, se perd royalement entre la vision critique d’un phénomène environnemental percutant et le triangle amoureux, ce dernier prenant quasi la très grande partie de la pièce.
Ce monde impitoyable
Là n’est pas le problème. D’autres ont écrit sur les liens affectifs à trois avec plus de panache, d’humour, de conscience individuelle et de discernement, tout en reliant leurs paroles à une critique sociale, politique ou autre. Ici, la banalité prend une trop grande partie de l’ensemble, jusqu’à sommer le spectateur à abandonner.
Comme des pros, nous restons jusqu’à la fin pour voir comment tout cela va finir. Admettons que nous avons assisté à une tombée de rideau (bien sûr, métaphorique) assez réussie. Un départ des trois personnages vers des horizons incertains. Belle façon de terminer ce voyage singulier.Suite
