Small Mouth Sounds

CRITIQUE

SCÈNE

texte Élie Castiel

★ ★ ★ ½

Personnages en quête d’hauteurs

L’espace public de la petite salle « Studio » du Centre Segal est divisé en trois, des spectateurs assis à droite et à gauche. La scène est au centre, régie par deux entrées des artistes. Le silence est presque d’or dans cette pièce à six personnages en retraite des bruits du quotidien – de la ville, du travail, de leur solitude, de leurs crises existentielles, de tout – problème contemporain où les nouvelles technologies nous broient, nous noient dans un océan d’images et de sons aussi concrets que virtuels et invitent à la solitude.

Et c’est ainsi que se présente cette pièce indie (indépendante) pour un public averti, c’est-à-dire celui qui désire voir quelque chose d’inattendu, de nouveau, d’innovateur (peut-être), mais surtout qui veut réfléchir sur le phénomène et trouver des pistes de solution, chose quasi impossible à faire par les temps qui courent.

Mais le théâtre et une certaine forme de cinéma servent à cela, quitte à ce que notre conscientisation prenne du temps à s’affirmer.Suite

Le théorème d’Euclide (une polémique)

CRITIQUE

SCÈNE

Élie Castiel

★ ★ ★ ★

Déjà, en entrant dans le Studio du Monument-National, le concept de la pièce dont il est question se précise. Deux angles de 90º : un premier pour les spectateurs, l’autre qui représente la scène. Tous les deux en étage. L’espace traditionnel dramaturgique est en bas, comme s’il se perdait dans la nuit des temps, espace public, où tout peut arriver, tout peut se faire, se détruire ou se reconstruire. Un espace neutre et malgré tous les dangers, démocratique. Et deux écrans vidéo où les lieux de la scène difficiles à voir sont filmés. Cinéma et théâtre deviennent ainsi les complices souhaités de la représentation.

Les parallèles
tracés de l’abstrait
Suite

Winterreise

CRITIQUE
| DANSE |

Élie Castiel

★★★★

Dès notre entrée dans la Cinquième Salle de la Place des Arts, le caractère subtilement laconique du décor (un piano, un banc pour le pianiste, une chaise non loin de lui, pour le ténor, et une deuxième, celle-ci réservée au danseur et placée au fond de la scène, du côté droit d’un espace intime imposant. Le gris et le noir dominent, mais en teintes chaleureuses, tant dans le concret que dans les éclairages. Bon choix car il sera question de 24 lieder pour unique voix tirés du répertoire de Franz Schubert. Classique, mais non pour le moins présent. La stratégie de « mise en contexte » est absolument parfaite.Suite

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