La maladie de la mort
CRITIQUE | SCÈNE
Élie Castiel
★★★★
Un texte abscons, impénétrable, bouleversant, sortant de l’ordinaire, férocement théâtral dans le sens le plus pur du terme. Des mots qui cadrent parfaitement bien la pensée intime, plus d’Elle que de Lui. Il la dévisage. Elle, parfois derrière Lui, tente souvent des rapprochements furtifs, hésités, stériles. Elle décrit les rapports des corps avec un naturel poétique teinté de paroles qui transcendent le plaisir instinctif. Il essaie de comprendre la situation et se perd dans des explications sans importance.
Elle va l’aider à établir une conversation sensée entre deux individus, quelle que soit leurs différences de genre. Il résiste à la prouesse émerveillée de se libérer. Elle est libre. Il est pris par des habitudes sociétales qui se perdent dans la nuit des temps. Le sexe, dans sa forme la plus naturelle, n’est plus possible. Il va se mettre en fuite. De qui? De quoi?Suite
