Allons-y tout de go : Extérieur/Nuit est un acte de résistance, une œuvre théâtrale aboutie, minimaliste par sa mise en scène et son texte qui mise plus sur le chuchotement que sur la parole directe, un tour de force dramaturgique qui exaspère autant qu’il bouscule notre esprit et notre regard. Une expérience sensorielle où la conception sonore est à elle-seule personnage à part entière. Il obsède, insécurise, pervertit notre confort.Suite
Par les temps qui courent, assister à une pièce profondément enracinée dans la culture juive et abordant ouvertement des thèmes, encore et toujours controversés, dont l’antisémitisme, le racisme, la religion, l’homophobie et surtout l’institution de la famille, est un acte de résistance autant pour les créateurs que pour le public.
Si on a suivi les Ballets Jazz depuis longtemps, voir même depuis leur début, force est de souligner qu’à chaque nouvelle génération de danseurs et de danseuses opère par changements, s’adaptant synchroniquement à l’air du temps.
C’est le cas de ce que propose le Norvégien Jo Strømgren avec son puissant La revue finale, titre passe-partout, mais qui suggère aussi comme la fin d’une époque et dont le contenu sur scène propose une nouvelle étape. Cette sorte de mise en abyme chorégraphique inversée est d’autant plus solide qu’elle n’en a l’air, offrant des propositions fort intéressantes.
Des noms comme celui de Charles Aznavour, Madalena de Melo, La Bottine Souriante et même, c’est bien vrai, Louis Mariano, comme sorti d’outre-tombe, comme s’il voulait dire aux spectateurs qu’il avait tout de même un certain talent (pour le genre, il va s’en dire).
Ces accompagnements musicaux s’inscrivent dans une perspective de mise en scène selon laquelle « sans musique » le geste ne peut pas suivre, même si on a déjà prouvé le contraire.Suite